M^ ADRIAEN PYNACKER
Fils du boulanger Symon Jacobsz Pynacker et de Diewcrtge Floris van der Laer, et par conséquent frcre du plateelbacker Jacobus Pynacker, Adrl\en semble avoir appris son métier chez le célcbre Aeldrecht de Keizer, dont il dpousa la fille Willemyna (net
il). Apris la morl de son bcau-pùrc, D entra uns doute chez son frire, propriétaire de» Taoi» BouTeiL.LE:s de porcelaine. C'est du moins avec lui, et avec son L beau-frèreCoK.sELis Keizer, que nous letrouvons associé en i68o,lorsdu dfpdi opéré par tous trois de celle Tameuse marque que nous avons déjà sijtnalée.
tard, soi! qu'il ne put s'entendre avec son frère, soii pour tout
itif, il parait avoir brusquement rompu l'association et s'élablii à son
comme il avait négligé de se pourvoir d'un brevet de Maîtrise, il
dut s'ad)oindre un étranger, Pieter Poulisse, qui a. affi-anchît » sa nouvelle fabrique
{ib juillet ifuyo).
l.e i5 octobre 1693, Adkiaen se laisait admettre à son tour comme lHa.\tn platteibacktr
>r polydiTomc, ùbriulioi] d'AoBiJ ■a de M. Meuraud.J
et prenait dès lors la hiute main dans son exploitation. Toutefois, il paraît avoir ^'^ moins bon administrateur qu'habile artiste, car en 1696, c'est-à-dire après six antif'^ seulement d'établissement, il rcnonfa à sa manufacture et entra k ïa plaleelbackerij i" StuvAGE, chez CoRNEUS HoGLAEBT (3o janvier 1696), ou ît resta jusqu'au 1" novembf* 1707, époque à laquelle il fut remplacé par Johanneb de Mclde.
Presque tous les produits d'AnaiAEN Pvnacker portent son monogramme, et pat I* beauté de la couverte, l'élégance de la forme, la pureté et l'éclat de l'émail, la fines» ei la distinction de l'ornementaiion, ils sont Irès-facilement reconnaissables. Le décor cs< généralement copié ou tout au moins inspiré par le vieux japon, et Ton peut dire que amais imitation ne fut plus brillante. Non-seulement pour les profanes, mais même pour les yeux les plus exercés, l'illusion est permise.
AjU ■ JQ^ Nous reproduisons ci-contre la signature qu'on rencontre le plu»
y=^''^>=^ souvent sur
!s d'A. Ptnacke»; elle est généralement ti
tT^otices biographiques. Soi
en rouge. Parfois cette signature, écrite à la hâte, est singulièrement
défigurée. D'autres fois, elle prend des allures majuscules, comme
dans le chiffre de droite, et, sous cette forme, elle a été attribuée à un
Samuel Pieter Roederer (?), dont il n*existe aucune trace dans Thistoire
de Delft. Elle fut, du reste, contrefaite par un grand nombre de céra-
roistes,et il paraît assez probable que pendant tout le tempsquedura l'association d'AoRiAEN
avec son frère, les produits de leur usine commune ne portèrent pas d'autre marque.
Indépendamment de ces belles copies du Japon dont nous parlions à l'instant, on connaît d'autres oeuvres fort remarquables d'ADRiAEN Pynacker; je veux parler de ces remarquables spécimens de polychromie au grand feu (voir fîg. 112), et de ces délicieuses pièces à fond noir, dont le décor est tracé sur réserves blanches. Dans ce genre, je citerai la belle garniture qui appartient à MM. Terme et Fallise de Liège (planche XVIIl), la jolie théière de M.John F. Loudon,et les soucoupes qui se trouvent au Musée de Sèvres et dans la collection de M. Gasnault (fig. 3i).
On connaît aussi quelques pièces décorées en camaïeu bleu, mais elles n'ont rien de très-extraordinaire. M. Evehepoel, à Bruxelles, possède une tasse dans ce genre; madame Montagne, à Paris, un plat à crêpes, et j'ai vu chez M. Caillot un grand plat bleu, portant la signature d*ADRiAEN, avec la date 171 5.
De son mariage avec Willemyna de Keizer, A. Pynacker avait eu six enfants (i 68 i-i 691. DB. n** 5, 6 et 16). Devenu veuf, il se remaria avec Maritje Hoogeveen, dont il eut une fille qui fut baptisée à VOudekerk, à Delft, le 17 avril 1696 (DB. n* 6).