HOORN
Il ne resta pas longtemps dans cette importante usine. Le 25 mars 1697, il se faisait admettre comme contre-maître par Jacobus Pynacker, qui dirigeait à cette époque la manufacture de la Bouteille de porcelaine. Mais le contrat ne paraît pas avoir eu de suites sérieuses. I^ mention en fut efBeicée sur les livres de la Gilde. Jacobus Ptnacker était, en effet, à la veille de vendre son usine, qui passa, le 27 janvier 1698, entre les mains de Johann ES Knôtter.
Quant à Jan van der Buergen, le 14 juillet de cette même année, il entrait comme contre-maître à TA grec, et il y demeura jusqu'en 1705, c'est-à-dire sous Tadministratioa successive d'AoRiAEN Kocks ( 1701 ), sous celle de Pieter Kocks (1703) et de la veuve de celui-ci. Le (î juillet 1703, il passa contrat avec Damis Hofduck, propriétaire delà fabrique de I'Étoile.
Malgré ses nombreux changements, Jan van der Buergen ne paraît pas avoir été un habile artiste. C*est, en effet, à la période de son passage chez Jacobus Ptnacker et Lambartus Eeniioorn qu'il nous faut rapporter la fabrication de ces pièces décorées en camaieu bleu, et qui sont relativement communes.
Ayant travaillé constamment pour le compte d'importants manufacturiers, Jan van der Buergen ne signa qu'exceptionnellement ses ouvrages. Toutefois, on connaît quelques pièces qui portent son monogramme, et, comme celui-ci est accompagné de celui de son patron , on peut déterminer répoque exacte de la fabrication de chacune de ses œuvres.
C'est ainsi que l'intéressante et vaste potiche de la collection J. F. Loudon , marquée de la signature ci-contre, appartient -^0^
évidemment au temps où Jan était contre-maître chez Lam- ^j
A BARTus VAN Eenhoorn ; tandis que c'est ccrtaî-
__ *' nement à l'époque où il dirigeait l'établissement de l'A grec qu'il signa
la jolie plaque appartenant à M. Meurand, et qui porte le A.
y \û \\ monogramme figuré à gauche, de même que le petit pot -/^L - à tabac polychrome propriété du Nederlandsch Muséum ,
3 de la Haye, lequel porte le même agencement de lettres, . vA A
avec le chiffre 104 au lieu du chiffire 3.
Jan Verburg ou van der Buergen avait épousé Beateris de Terff, et i f\ ^ en avait eu un fils nommé Abraham, qui fut baptisé à la vieille église de Delft, le 24 mai 1704 (DB. n* 7).
L'état civil de Delft nous révèle l'existence en cette ville, et vers le même temps, de deux autres céramistes du même nom, Jan Willems van der Burch, demeurant dans le Kerkstraat, et qui, le 11 octobre 1676, épousa Anne|je Leenderts, veuve de Qement Anckerner; et Johannes Verburg, jeune homme qui se maria, le 22 novembre 1682, avec Cornelia Jacobs Loentvos (HL. n* 55 et 56).
58i. WILLEM GAAL. 1695.
Sans doute parent de Joannes Gaal, il épousa, le 9 octobre 1Ô95, Geertruid Middeldorp. Sur l'acte de mariage il déclara éirt plateeïschilder, et habiter sur le Rietvelt (HL. n* 58).
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