M« JAN THEUNIS DEXTRA
A l'enseigne de l'A GREC.'
On sait peu de chose de Jan Theunis Dextra. Quand il vint s'établir à Delft, il était probablement déjà marié, car Tétat civil ne nous fournit qu'une seule mention le concernant, et cette mention le qualiHe de veuf. Cest Tacte de son mariage, à la date du 3o novembre 1783, avec une jeune fille de Delfshaven, nommée Elisabeth Hoek (HL. n* 60). Heureusement, les documents qui concernent sa carrière céramique sont plus nombreux. Surnommé le jeune Dextra (Jon^e), pour le distinguer de Zacharias Dextra, il
Xiîgureavec ce surnom sur la liste des plateelbackers dressée en 1759. A cette époque, il était propriétaire de la manufacture de TA grec, et, en 1764, il fit le dépôt de sa marque de fabrique qui consistait dans
T É ¥ ^ le monogramme ci-contre.
Cette marque, toutefois, ne se rencontre pas fréquemment; et même il déclarait dans l'acte de dépôt qu'il n'avait l'habitude de la mettre que derrière ses meilleurs produits, « agter myn beste goederen », dit-il. Le plus souvent, il se contente ,^ d*un numéro surmonté d'un
*J m ' ^ petit D, monogrammes qui
ou ~^.^ ou encore d'un simple 1 .M avaient été attribués à divers
y^ ^ fabricants, mais qu'un petit
crachoir, marqué et daté, appartenant à M. Jourde (voir fig. 1 19), est venu lui restituer d'une façon irrévocable.
Déjà un plateau, monté sur piédouche, ap- V\
partenant à M. Mandl, et marqué sur le bord l ^ T ^ v/ , •^
était venu éveiller notre attention sur les mar- J| ^ j^ y\ ^
ques irrégulières employées par J. T. Dextra. #
Un de ses monogrammes qu*on rencontre également, c*est son chiffre surmontant
~ ,^ I •*• 13 «y « 1 > "T^ un numéro d'ordre. Une dé-
-■- * J— ^ - I ' J[ J*i licieuse coupe à fraises, avec
% fj €\ O ■» les bords godronnés et dé-
\ C&v coupés à jour , décorée en
bleu et or, d'une finesse et d'une délicatesse exceptionnelles, appartenant à M. le che-
T^otices biographiques.
valier de Stuera, est marquée du dernier des monogramines que nous reproduî C'est bien une des plus parfaites céramiques de Delfl qu'on puisse souhaiter. Unacte conservé aux Archives de Deift nous a donné
la signature de J. T. Deitra. En voici le calque ; Le 5 mars 176S, J. T. Dextra quitta les affaires et I
céda sa fabrique à Jacobus Halder.
QJ:0^âM-