‹ Histoire de la faïence de Delft (volume 2)Chapitre 263 sur 304 · M« GERRIT BROUWER, et plus tard sa VEUVE · texte numérisé non relu

M« GERRIT BROUWER, et plus tard sa VEUVE

A l'enseigne de la LAMPETTE.

Gerrh* Brouwer épousa, en 1755, Maria van der Hagen, fille de l'illustre céramiste JoHANNES Verhagen, à Cette époque veuve de Maarten van der Ceel. Le 29 juin 1756 (DB. n* 8), il en eut une fille, qui fut baptisée à VOudekerk et reçut les prénoms de Wilhelmina Maria. Vers la même époque, il prit la direction de la Lampette; mais il mourut peu après, et sa veuve continua l'exploitation. En 1759, elle fut inscrite sur la

liste des fabricants, et, en 1764, conformément aux ordon-

nances, elle fit le dépôt de sa marque, qui consistait dans le

' ^ nom de son établissement. Cette marque, toutefois, se rencontre

rarement complète; le plus souvent, le nom de la Lampetkan subit une mutilation^

ou tout au moins une abréviation. Cette abréviation n'est elle-même

rien moins que régulière. D un objet à l'autre, elle varie, ^^

parfois dans la même série. Les deux marques ci- / Lf \^ contre ont été relevées sur deux assiettes, appartenant l'une V» ' '' i^ à madame de Stolipine^ à la Haye; Tautre à M. Jourde, à Paris, et qui ont fait assurément partie du même service.

Les produits de la Lampette ne se recommandent pas, du reste, par une finesse extrême. Polychromes ou bleus, ils sont le plus souvent ordinaires. L'émail est brillant, l'engobe est pur, mais l'ornementation est lourde. Les plats les plus remarquables représentent des fruits ou des cartes en trompe-l'œil. C'est de l'art de troisième main. Voici la signature de Maria van der Hagem :

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Une mention recueillie sur le Derde recognitie boek (aux Archives de Delft) nous apprend qu'en 1779 la veuve Brouwer dirigeait encore l'établissement de la Lampetkan.

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