M' GYSBERT VERHAAST
Fils de Johannes Verhaast et de Magdalena Velthooven (ou Veldhoven), il fut baptisé à la Nieuwekerk, le 12 mai lySy, et reçut le prénom de Gysbert (DB. n* 17).
Il était le plus ieune de cinq enfisints. Son père, qui habita alternativement sur le territoire de la vieille et de la nouvelle église, eut deux femmes. La première, Adriana van Houten, lui donna un fils et deux filles. Remarié en lySi avec Magdalena Velthoven, il en eut d^abord une fille. Maria, née en 1733, puis, quatre ans plus tard, Gysbert, qui devait être l'illustre céramiste que tous les amateurs connaissent de réputation.
En 1760, Gysbert Verhaast logeait sur le marché aux grains, lorsqu'il épousa une jeune veuve, Jacomina Lucas, mariée en premières noces avec Cornelis Ruys. Jacomina avait longtemps habité Sevenhuysen. Pour le moment, elle demeurait à Delft^dans ÏAPepersteeg, Le mariage fut célébré, le i5 juin 1760, à la Nieuwekerk, avec une modeste simplicité. La cérémonie ne coûta que 3 florins (HL. n* 65). Neuf mois après, à la date du 9 mars 1761, les doopboeken nous signalent la naissance de Magdalena, fille de Gysbert Verhaast et de Jacomina (DB. n« 18).
L'état civil de Delft ne nous révèle rien de plus, mais cela suffit à nous montrer que ce grand artiste, dont on a si légèrement attribué les chefs-d'œuvre à Johannes Vermeer, n'est pas un être de raison. Nous avons dit dans la première partie (page 141) quel était le talent de Gysbert Verhaast et quelles sont les nobles qualités qui distinguent ce talent. On peut, du reste, juger de celui-ci par les deux planches que nous donnons • (voir planches X et XXI), et qui portent sa signature que nous
^ ^C^J^ <lxt*r^ reproduisons cf-contre.