M"^ JACOB JACOBSZ DEKERTON. i
Étranger à la ville de Delft, Jacob Jacobsz fut admis, le 21 juillet i653, à faire partie de la Gilde de Saint-Luc, en qualité de Maître plateelbacker. 11 acquit à Delft une maison, située au côté sud de la fabrique de Malt, qui avait pour enseigne a Au Jambon ». Cette maison fut démolie en i6j3. (Voir, aux Archives de Delft, le Derde recognitie boek.)
Vers iG38, il ajouta à son nom celui de Dekerton ou Ducarton, et plus tard celui de Karton, et nous le voyons figurer avec le premier de ces surnoms parmi les syndics de Saint-Luc de 1639 et i6ôo; avec le troisième, parmi ceux de 1666-1667, 1670-1672.
Par suite de ces transformations, Tétat civil exact de Jacob Jacobsz n'est rien moins que facile à établir. Cest ainsi que nous trouvons, au i5 mars 1643, acte d*un mariage entre « Jacob Jacobsz, plateelbacker^ demeurant Sustcrlaetij et Aeltyen Jansz van der Cest » (HL. n^ 41), mariage qui, le 3o juin 1648, donna naissance à un fils nommé Cornelis. En juin iG33, nous retrouvons un nouvel acte de mariage unissant «c Jacob Jacobsz, plateelbacker, demeurant dans la Hopsteeg, avec Catharina Gillis » (HL. n® 45). Fuis, un acte de baptême nous montre, à la date du 2 avril 1668, un Jacob Kerto.h mari d'une Pietcrnelle Keulcmans (épousée par lui le 9 octobre i663. HL. n" 49), alors qu'un autre acte de baptême, daté du 7 décembre 1674, nous révèle encore un Jacob Kerfon, mais cette fois marié avec une nommée Maria Franchoise. Toutes ces mentions se rapportent-elles à une seule et même personne? C'est ce qu'il nous paraît assez difiîcile de décider.
Le Meestersboeck nous apprend que Jacob Jacobsz Dekerton fiit condamné, en 1657, à Tamende et dut verser aux mains des doyens deux florins dix sols, pour une contravention par lui commise.