M" FREDERICK VAN FRYTOM. i
Tout nous ftiit supposer qu'il naquit hors de Delft. En i658, nous le voyons apparaître sur les registres de l'état civil. Il est l'époux de Pauline Sievens Born ( d/idi
T^otices biographiques. 241
Palijna Born, alias Lyntje Stevens), dont il a successivement huit enfants (i658-iÔ73, DB. 3, 14 et i5). Plus tard, nous retrouverons son fils Barent, époux d*une Leeuwenhoeck, et son petit-fils Jan, marié avec la fille du plateelbacker van der Wal, et beaufrère du faïencier A. van Dyck. Devenu veuf, Frédéric se remaria avec Elisabeth Verschuir (5 novembre 1690. HL. n* Sy). A cette époque, il habitait la Molslaen.
Frederick van Frttom n*est pas inscrit sur le Mejstersboek de la Gilde de Saint- Luc. Travailla-t-il chez un parent et négligea-t-il de se faire recevoir maître? Faut-il croire, au contraire, à une omission ou une lacune dans le livre? C'est ce que nous ne saurions décider. Le certain, c'est qu'il fut un artiste de mérite et Tun des plus illustres fetenciers de Delft.
Son immense talent nous est révélé par une grande plaque appartenant au Neder^ landsch Muséum de la Haye, et que nous reproduisons (planche VIII). Cette superbe pièce est signée en toutes lettres dans le bas de la composition, côté droit. Il n*y a donc pas d'erreur possible. En outre, la facture de l'ouvrage est si personnelle, qu'elle nous a permis d'attribuer à ce maître toute une série d'œuvres également fines et précieuses. Dans ce nombre, nous citerons la charmante suite d'assiettes que possède M. le chevalier de Stuers à la Haye, et dont nous reproduisons deux échantillons (fig. 6 et 98). Nous avons longuement indiqué à la pags 1 17 les principaux caractères qui distinguent les œuvres de Frederick van Frytom ; nous n'y reviendrons pas. La signature qui se trouve au bas de la grande plaque du musée de la Haye est la suivante : IT «V/^PKY 70A^