M' STEVEN PIETERSZ VAN KESSEL
Fils de PiETER Jeronimus et de Lysbeth Lucas, il fut baptisé à la Nieuwekerk, le lo mars i633. Le 27 avril i653, il épousa Marytgen Qaes van den Rutlaer. Devenu veuf, nous le retrouvons, en i6Sg, marié avec Maria Jacobs van den Emden, qui lui donna neuf enfieints.: Elisabeth, en xôSg; Pieter, en i663; Quierina, en i665; Martinus, en 1668; un autre Martinus, en 1669; Anna, en 1671; Maria, en 1674; Jacobus, en 1677, et Elisabeth, en 1680.
Dès 1661, 29 juin, il avait obtenu son brevet de Maîtrise. A Tépoque de son mariage, il habitait dans la Pieterstraat, Il paraît y être demeuré jusqu'au 28 mars 1667, où il contracta un engagement avec Johan de Webrt, pour diriger et affranchir {om te bevrijden) sa manufacture. La durée du contrat était de six années. Il succédait, dans ce poste de contre-maître, à Jan Jansz Culick.
2o3. M' EVERT EGBERTSZ VAN SWENNE. 1661.
Selon toute probabilité, fils d'EoBBRT Jansz, Evert jouit, à son entrée dans la Gilde, des prérogatives de fils de Maître. Il obtint son brevet de Maîtrise le 25 juillet 1661. En 1666, le 18 septembre, il contracta un engagement avec Haruen Groothuusek, pour diriger sa fabrique, pendant une période de six années consécutives, en qualité de contre-maître. Cette manu&cture, qui avait pour enseigne le Bateau {Jnde boot), était située sur le côté oriental de VOud-Delft,
Vers 1645, Evert avait épousé Joosie Pietersz, dont il eut un fils (18 mars 1646. DB. n* i3). Devenu veuf, il se remaria avec Huyge Leenderts, dont il eut deux filles (1660 et 1662. DB. n« 14 et i5).
On a attribué par erreur à Evert van Swbnne des produits fort intéressants et fort personnels, portant comme marque son monogramme renversé, et qui depuis ont été restitués avec infiniment plus de raison à Samuel van Ebnhoorn.
204. M" JACOB WEMMERSZ HOPPESTEIN. 1661. A l'enseigne de LA TÊTE DE MAURE.
Appartenant à une bonne famille bourgeoise de Delft, Jacob Wemmersz paraît s*être occupé de très-bonne heure de céramique et avoir fait son apprentissage à la Vieille Tâte de Maure, sous la direction du célèbre Abraham de Kooge, auquel il succéda. En 1649, il habitait déjà dans la Gasthuislaan, o\x se trouvait cette manufiicture. C'est là qu'il épousa la sœur du fiaïencier Jan Claes van Straaten (29 août 1649. HL. n9 43), dont il eut cinq enfifints (DB. n* 14), parmi lesquels un fils, nommé Rochus, qui lui succéda en 1680.
Le 16 octobre 166 1, il s*était &it admettre par la Gilde en qualité de winckelhouder. Dès ses commencements, pour ainsi dire, la fabrication de VOude moriaam hoo/dt affecte un caractère particulier. La pftte épaisse est recouverte d'un engobe d'une blancheur lactée et d'une pureté excessive. L'émail très-friable résiste mal aux frottements et s'éraille facilement ; son extrême fusibilité entraîne parfois des déviations dans le dessin, qui apparaît tremblé, ondulé ou encore bouillonné sur certains points. Le décor est obtenu avec un
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bleu céleste d'une grande douceur, mais qui, dans les pièces communes, manque de fermeté, afiecte une absence de contours très-particulière et présente un aspect un peu a flou v. Il est toujoura cependant d'une élégance parfaite et d'une correction remarquable. Les pièces polychromes, quoique aussi correctes et aussi élégantes, sont moins bien réussies. Les couleurs sortent mal, et leurs teintes, feussées par Tezcédant d*étain que renferme Té mail, offrent certaines analogies avec les couleurs de la faïence de Moustier.
On connaît un grand nombre de pièces de Jacob Wemmersz; toutes sont fort intéressantes, quelques-unes sont admirables et plusieurs sont signées. Un jeu de bouteilles et de potiches (voir planche XVI), avec des médaillons camaïeu, représentant les travaux d*HercuIe encadrés dans des arabesques polychromes * (rouge, vert, bleu et or), et qui peut être rangé parmi les chefsd*œuvre de la céramique deiftoise, est marqué du monogramme ci-contre
Ces belles pièces appartiennent à M.Evenepoel, à Bruxelles. M. Cussac, à Lille, possède une grande potiche qui porte la même signature. Chez M. de Stuers, à la Haye, se trouve une petite boîte à thé, avec un décor chinois ^ "V /V y d*une spirituelle finesse. Cette pièce est marquée X \f ^^
On peut voir encore, figure i6 et planche III, un échantillon de ce que savait faire Jacob Wemmersz.
2o5 JA^ JAN JANSZ CULIGK ou KULICK. 1662.
Étranger à Delft, il avait épousé, le 17 novembre i658 (HL. n»47), Catalyntje Symons, dont il eut cinq enfants (i 659-1 674. DB. n"* 4, 5 et 1 5). Le 20 février 1662, il fut admis en qualité de Maître plateelbacker, et son procès-verbal d*admission nous apprend qu'il demeura cinq jours à confectionner son chef-d'œuvre (i).
L'année suivante, 2 avril i663, il entra chez A. Reygens, avec lequel il contracta un engagement de quatre années. Ce contrat, toutefois, ne paraît pas avoir été trèsscrupuleusement respecté, car en 1667 nous retrouvons Jan Jansz Kulick chez Jan de Wbert, dirigeant son établissement, qu'il quittait le 28 mars pour céder la place à Steven van Kessel. Enfin, dans cette même année, le 27 juin, il entrait chez Pieter WouTERSE Catersvelt pour conduire son atelier, et déclarait avoir quatre apprentis (2).
Quoique n'ayant rempli que des emplois subalternes, et n'ayant pas travaillé pour son propre compte, J. J. Kulick n'en fut pas moins un céramiste d'une grande habileté. II jouissait d*une réputation méritée. Élève d'AELBRECT de Keizbr, il connut de bonne heure le secret des imitations japonaises et la formule de ces beaux rouges qui n'ont pu être contredits depuis. C'est à ce titre qu'en 1680 il fit le dépôt de sa marque. Celle-ci consistait dans le monogramme ci-contre, que je n'ai jamais vu, du reste, sur aucune pièce. J'ai retrouvé sa signature aux Archives de Delft. En voici le fac-simile :
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iJétat civil de Delft nous révèle un autre Jan Jansz Culice, habitant en i683 sur
fij < Hebbende sijne Prouf gedaen volgensde Ordonnantie, heeft het Recht betaelt sijnde vreentt, fnitsgade^s het eamcrreeht 5 dagen te samen,.*.. i3. 10. o. » C'est la première fois qu'on rencontre une semblable mention sur le Meestersboek.
(s) Cest également la première fois qu'il est fait mention du nombre d'apprentis.
le côté méridional hors de la Ketelpoort, Ce J. J. Culick, qualifié plateeldrayer, et qui épousa, le i3 juin i683, Elisabeth van der Vos (HL. n» 56), dont il eut quatre enfants (1684-1688. DB. n^ 5 et 6), nous semble être le fils du premier.