M= AUGESTIJN REYGENS ou REYGENSBERGH
Étranger à la ville de Delft, il fut admis, le 2 avril i663, en qualité de winckeU houder, à faire partie de la Gilde de Saint - Luc. Le même jour, il passa un contrat avec Jan Jansz Kulick par lequel celui-ci s'engageait à diriger, pendant quatre années, son établissement, en qualité de maître ouvrier (meesterknecht).
L'habileté de sdn contre-maître ne tarda pas à porter la fabrication d'AucESTUif Retgems à un très-haut degré de perfection. J. J. Kulick était un des sept Maîtres qui, dans le principe, connurent le secret de ces faïences décorées avec de beaux rouges et ces ors qui sont la gloire de la fabrication hollandaise. Ce secret, il le mit en pratique dans la manufacture de Reygens, et bientôt les produits de celle-ci purent lutter avec les plus beaux spécimens des Pyna(:ker.
Cette riche ornementation polychrome, au grand feu, se détache (chez Augestun Retgens) sur un fond qui n'est malheureusement pas toujours irréprochable. La couverte qu'il emploie est très-irrégulière, de même pour son émail. Souvent ce dernier est vitreux, brillant, et atteint un^haut degré d'éclat qui fait ressembler ces belles faïences à de la porcelaine. D'autres fois, il est terne et sans reflet. La couverte, elle aussi, est tantôt laiteuse avec une légère pointe de rose, tantôt blanche avec un soupçon d'azur.
Les pièces sorties de chez Augestun Reygens ne sont pas aussi régulièrement marquées que celles fabriquées par Adrien Pynacker, mais elles se distinguent de ces dernières .par^l'emploi du jaune qu'on y rencontre assez souvent, et qui fait défaut dans les productions rivales.
Les principaux articles de cette fabrique sont des garnitures, potiches, cornets, bouteilles; puis viennent les services, plats, assiettes; on connaît quelques sucriers, des bols, peu de tasses, presque pas de théières. On rencontre aussi la signature de A. Reygens sur quelques services à personnages, avec des inscriptions en français (voir fig. 53). La collection Gasnault en renferme toute une suite : leGilotin, la Comédienne, le Hongroijs, etc.
/v^ Augestijn Reygens marquait ses produits de ses ou aJJ initiales, composant un monogramme qu'on a J VL. essayé d'attribuer à Claude Révérend. Les pièces décorées en camaïeu portent plus spécialement la signature de droite.
tT^otices biographiques. sSr
2 1 3. M' LEENDERT VAN DER LET. i663.
Appartenant à une famille bourgeoise de la ville^ il fut admis, le 12 avril i663, en qualité de Maître plateeîbacker , après avoir subi ses épreuves conformément au règlement. Il était, selon toute probabilité, le frère de Claes Wouters van der Let, et le beau-frère de Ghy^brecht Laubrechts. On ne sait rien de lui, si ce n'est qu'il mourut en 1670, et Tannée suivante (2 février 1671) son établissement passa entre les mains de Lysbet de Berch.