‹ Histoire de la faïence de Delft (volume 3)Chapitre 143 sur 304 · II. M* SAMUEL VAN EENHOORN · texte numérisé non relu

II. M* SAMUEL VAN EENHOORN

A l'enseigne de l'A GREC.

Fils de WouTBR Ebnhoouy et de Chrystina Kruyk, par conséquent fils, petit -fils et neveu de céramistes distingués, Samuel van Eenhoorn fut baptisé à la vieille église de

2T0 Histoire de la Faïence de Delft.

Deift, le 10 décembre i655. Le lo mars 1674, il épousa Cecilia Houvert8(HL. n* 53), dont il eut trois en&nts (1675-81-84. DB. n*« 5, i5 et 16). Le 25 juin 1674, il fut admis dans la Gilde de Saint-Luc, en qualité de wmckelkouder, et prit en main rétablissement de 1*A GREC, qui, selon toute probabilité, avait été précédemment exploité par son oncle Ghisbrecht Lambrechts Kruyk.

Quoi qu'il en soit, il s'inspira des idées et des modèles de celui-ci. Sa fabrication accentua même les caractères imprimés à leurs productions respectives par son grandpère et son oncle. C*(»t à lui, en effet, qu'il fout attribuer ces plats et ces bouteilles, ces potiches, ces pots et ces cornets qui, sur un engobe azuré et parfois un peu verdâtre, nous montrent une foule de fleurs, d'animaux ou de personnages habilement jetés, gracieusement dessinés, légèrement colorés en bleu pâle et relevés par un contour au trek qui leur donne un aspect tout spécial.

Ces curieuses productions, très-artistiques en leur forme, avaient été attribuées par M. Demmin et par les critiques qui Tont suivi, à un problématique Suter van der £vEN (?) dont il n'existe aucune trace à Delft et dont le nom n'est même pas hollandais. Nous-méme nous les avions primitivement données à Evert van Swenne (voir plus haut page 246) ; mais aujourd'hui que la biographie de S. van Eenhoorn se trouve restituée, il est impossible de lui en refuser la paternité.

jr Samuel marquait ses pièces d'un monogramme formé de ses initiales.

vX^* L Le monogramme ci-contre a été relevé sur une boite à compartiments du

\^^ — Musée de Cluny. Le décor en camaïeu bleu très-pftle représente des Chi-

, ^ ^ nois. Les anses et la poignée sont formées par des serpents. Émail brillant, ^ I fabrication très-soignée.

Parfois le monogramme est moins bien formé (voir ci-contre).

Samuel van Eenhoorn paraît avoir eu une fabrication très-importante, car le nombre de ses apprentis s'élevait à neuf, chiffre considérable pour l'époque. En 1687, le 5 mai , l'établissement de l'A grec passa entre les mains d'AoRiANUs Kocxs. Cette manufacture était située sur le Geer, en face des magasins de la Compagnie des Indes.

3 12. M« GERRIT PIETERSZ KAM. 1674. A l'enseigne des trois TONNEAUX DE CENDRE (i).

Fils de Pieter GERRrrsz Kam et d*Annetje van Poêle, il fut admis, le 16 juillet 1674, dans la Gilde de Saint-Luc, en qualité de winckelhouder. Il s'établit à l'enseigne des Trois ToNNEAint DE CENDRE {3 astontietjes). Sa &brique était siluée sur le Geer, en fece de la Compagnie des Indes. Postérieurement à son admission dans la Gilde, il épousa, le 24 décembre 1673, Jannetje Davits de Roo (HL. n« 53), dont il eut plusieurs enfiuits, notamment Pieter et David, qui furent l'un et l'autre des céramistes remarquables.

Il fiit lui-même un artiste de talent, très-personnel dans ses œuvres, très-large dans

V# leur exécution, avec un dessin d'une fermeté remarquable et d'une ampleur peu Êi commune. On peut en juger par le plat que nous reproduisons (fig. 46, collection U\T de M. de Stuers). Cette magnifique pièce est signée du monogramme ci-contre.

f^ Une grande potiche, qui est évidemment de la même main, mais sans signature, peut être regardée comme une des plus belles pièces de la collection Loudon.

(I) Cette enseigne qui nous paraît bixarre était jadis fort répandue en Hollande. Elle se voit encore à Dordrecht (de drie aschtonneut les trois tonneaux de cendre J et i Amsterdam, au coin da niallrchéaux pommes (3 ^^tonfieii) à Delft, elle désigna également une brasserie.

V^otices biographiques. 2ji

Sous l'administration de Gerrit. Kam, la fabrique des Trois ^

Tonneaux produisit un grand nombre de pièces infiniment plus ^

communes, mais celles-ci ne portent pas le monogramme de ^

GERRrr. Elles sont marquées du nom de l'enseigne disposé ^ # iD^L ^ftJ^ comme suit : ^* *

3i3. ABRAHAM PERSYN. 1674.

Le 14 novembre 1674, il épousa Catha.rina van Vaere. Son acte de mariage le qualifie plateeldrayer (HL. n* 53). Il habitait à Delft sur VAchterom,

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