PIETER LOURENS VAN VREE
Il habitait la Pieterstraat, Son acte de mariage avec Aechje Theunis van Hoorn, en date du 22 juillet 1691 (HL. n« 57), le désigne comme compagnon plateelbacker.
515. M^ LAMBARTUS VAN EENHOORN. 1691. A l'enseigne du pot de MÉTAL.
Fils de WouTER van Eenhoorn et de Christina Kruyk, Lambartus fut baptisé à la vieille église de Delft, le 26 avril i65i (DB. n» 8). Frère, fils et petit-fils de plateelbacker s renommés, il est tout naturel qu'il ait songé à devenir faïencier. Il est fort probable qu*il travailla longtemps chez son père, et, en 1691, quand, par suite de la mort de Lahbertus Cleffius, la fabrique du Pot de MéTAL fut vendue aux enchères, il s*en rendit acquéreur (20 août). Le même jour, il engagea, en qualité de contre-maître, Johannes van DER Wal et le conserva quatre ans à la tête de sa manufacture. En 1695, le 12 septembre, il le remplaça par Jan van der Buergen ou Verburg. En ce moment, sa fabrique comptait six apprentis, ce qui indique un établissement important. Deux ans plus tard, ayant congédié Jan Verburg, il prit à son service Cornelis van der Kloot qui, lui-même, le 3o juillet 1708, fit recevoir comme Maître plateelbacker son jeune parent Arij van der Kloot et lui céda sa place chez Lambartus van Eenhoorn.
Lambartus van Eenhoorn paraît s*étre fait une Sf)écialité des grandes pièces (garnitures) cannelées et décorées en camaïeu bleu, ou en polychromie, ornementation chinoise, rouennaise, ou « cachemire ». Les couleurs qu'il emploie sont vives, l'émail est brillant, la couverte d'un beau blanc.
Un grand nombre des pièces fabriquées chez lui portent son monogramme. Celui-ci présente de si frappantes analogies avec celui de Louwys Fictoor (voira ce nom), qu'on pourrait facilement les confondre, si l'un et l'autre n'avaient pris soin d'accompagner leur marque des initiales de leurs contremaîtres.
C'est ainsi qu'on connaît un certain nombre de pièces qui portent, outre la signature de Lambartus van Eenhoorn, celle de Jan v. d. Buergen. Dans le nombre, je citerai une grande garniture (les potiches ont un demi-mètre de haut) qui se trouve à la Haye, dans la collection
I y-i^» Loudon, et qui porte la marque ci-dessus.
^ j f/* Quant aux pièces fiabriquées pendant l'administra-
Jé£j ^ ■ tion des deux van der Kloot, elles sont généralement