M^ DAMIS HOFDICK
A l'enseigne de l'Étoile.
Il était étranger et se fit inscrire, le 19 janvier lyoS, dans la Gilde de Saint-Luc, en qualité de winckelhouder et comme propriétaire de la fabrique à l'enseigne de TEtoile. Le 6 juillet de la même année, il engagea, en qualité de contre-maître, Jan van der Burg. HoFDicK conserva son établissement jusqu'au 6 mars 171 3, époque à laquelle il fut remplacé par M* Jacobus de Lange. Le 5 août 17 10, il avait épousé Maria van der Dam, veuve de Leendert Zeeman.
On connaît de Damis Hofdick un certain nombre de petites pièces à la pâte fine et serrée, à bords découpés à jour, avec une couverte d'un blanc mat, et décorées en camaïeu bleu verdâtre, lesquelles ne manquent pas d'un certain cachet artistique. L'ornementation est souvent formée par des médaillons renfermant des portraits de femmes, à corsages échancrés avec les cheveux relevés et bouclés, ou encore des masques de théâtre, scapins, arlequins, etc., etc., dans des positions plus ou moins extravagantes. Malheureusement, l'habileté du dessinateur est rarement à la hauteur de ces sujets gracieux.
Avec ces médaillons, alternent parfois des petits paysages ou des petites marines, a^^ant un caractère néerlandais très-accusé.
On connaît également de Dauis Hofdick quelques pièces polychromes, notamment des animaux, des perroquets, des canards. Un perroquet de cette fabrication se trouve dans la collection Loudon. Mais ces pièces ne brillent point par une vive originalité.
Damis Hofdick marquait ses ouvrages de son initiale H. Une petite corbeille à trois anses et à bords ajourés, montée sur trois griffes, avec le décor en camaïeu bleu, ^ • . ayant pour motif d'ornementation des portraits renfermés dans des médaillons, et t w signée fait partie de la collection Loudon.