DAVIDT JANSZ
Le 26 décembre 1657, il épousa Maria Cornelisz, et déclara à l'état civil la profession de plateelbacker, Davidt habitait la Domikstraat (HL. n<» 47).
i85. M' ARU JANSZ ou HANSEN DE MILDE. i658.
Né à Delft, appartenant à cette vieille ramillc de Milde, i\a\ avait déjà fourni un plaieelbacker à la Gilde de Saint-Luc (voir à la page 228]. Aby Jansz habitait, en 1646, sur le Rietvelt. C'est là qu'il épousa, le 5 août de cette même année, Hadevij Cornelis Sas (HL. n» 43). Il en eut tjn fils (1648, DB. i3). Devenu veuf, il épousa en secondes noces NeeUje SlofTels, dont il eut ëftalemeni un IîIb ( iû36, DB. 14), et enfïn, en troisièmes noces, Henderyn Harnians, laquellelui donna neuf enfants (le premier en iG5S, le dernier en 1677. DB. 5, [4 et i5). Trois des fils de Artj Jansz reçurent le prénom de Jan,
Le II iuin 16S8, it obtint son brevet de Maîtrise, et entra chez Wouter vanEenhookk, pour affranchir (om te frnrij'iffn) et diriger son établis^
Fin- 99- — Ajsiett* àicarée en camaïeu bleu, par F. Van Frjlora (n* 186]. ICollection de Stuen à la Haye.!
Les ouvres de Aru Jansz portèrent tout naturellement la marque de la fabrique qu'il dirigeait. On en connaît fort peu avec sa signature. Une plaque décorée en camaïeu bleu,
;j- /-^ , ^ ■ I • ■'«P'^sentant la sainte Cène et portant le monogramme V ^^ *"% * ci-contre, me semble, toutefois, devoir lui ître attribuée.
Cette plaque, après avoir figuré dans la collection Sii, appartient à M. Henry Howard, secrétaire de la légation d'Angleterre k la Haye. La composition, empruntée sans doute à une gravure italienne, est large et bien ordonnée. L'exécution est fort inégale, sa^-ante dans quelques parties, et faible dans les autres.
i86. M' FREDERICK VAN FRYTOM. i658.
Tout nous fait supposer qu'il naquit hors de Delft. En i658, nous le voyons apparaître sur les registres de l'état civil. Il est l'épous de Pauline Sievens Born (alias
O^otices biographiques. 241
Palijna Born, alias Lyntje Stevens), dont il a successivement huit enfants (lôSS-iGyS, .DB. 5, 14 et i5). Plus tard, nous retrouverons son fils Barent, époux d'une Leeuwenhoeck, et son petit-fils Jan, marié avec la fille du plateelbacker van der Wal, et beau* frère du faïencier A. van Dyck. Devenu veuf, Fredeiuc se remaria avec Elisabeth Verschuir (5 novembre 1690. HL. n« Sy). A cette époque, il habitait la Molslaen.
Frederick van Frytom n'est pas inscrit sur le Mszstersboek de la Gilde de Saint- Luc. Travail la- t-il chez un parent et négligea- t-il de se faire recevoir maître? Faut-il croire, au contraire, à une omission ou une lacune dans le livre? C'est ce que nous ne saurions décider. Le certain, c'est qu'il fut un artiste de mérite et l'un des plus illustres faïenciers de Delft.
Son immense talent nous est révélé par une grande plaque appartenant au Nederlandsch Muséum de la Haye, et que nous reproduisons (planche Vltl). Cette superbe pièce est signée en toutes lettres dans le bas de la composition^ côté droit. Il n'y a donc pas d'erreur possible. En outre, la facture de l'ouvrage est si personnelle, qu'elle nous a permis d'attribuer à ce maître toute une série d'œuvres également fines et précieuses. Dans ce nombre, nous citerons la charmante suite d'assiettes que possède M. le chevalier de Stuers à la Haye, et dont nous reproduisons deux échantillons (fig. 6 et 98). Nous avons longuement indiqué à la page 117 les principaux caractères qui distinguent les œuvres de Frederick van Frytom ; nous n'y reviendrons pas. La signature qui se trouve au bas de la grande plaque du musée de la Haye est la suivante : TT ^V/1T*]?Y T*C)J^