‹ Histoire de la faïence de Delft (volume 4)Chapitre 105 sur 276 · M CORNELIS AELBRECHTSZ DE KEIZER · texte numérisé non relu

M CORNELIS AELBRECHTSZ DE KEIZER

Fils du célèbre céramiste Aelbrecht de Keizer et de Lisbeth Willems, il fut admis, le 25 mai 1668, dans la Gilde de Saint-Luc, en qualité de Maître faïencier, et jouit des prérogatives de fils de Maître. La confection de son chef-d’œuvre lui demanda six jours.

Tout porte à croire qu’il travailla d’abord chez son père. Plus tard, il s’associa avec ses deux beaux-frères, Jacobus et Adrien Pynacker, et tous trois firent, en 1680, le dépôt d’une marque commune qui devait garantir contre les contrefaçons ces belles pièces rouges, bleues et or, dont Aelbrecht avait trouvé le secret. Cette marque était formée du triple monogramme de Cornelis et de ses deux beaux-frères. Il est peu probable toutefois qu’elle -/ ait été beaucoup employée,1 car je ne l’ai jamais rencontrée, et je n’ai pu

trouver aucun amateur qui l’ait vue. Par contre, on connaît un certain nombre de pièces portant le monogramme isolé de Cornelis Keizer. Souvent celui-ci se rencontre sur des potiches à fond coloré. Je citerai dans ce genre deux potiches à décor jaune d’or, sur engobe brun chocolat, et une garniture de cinq pièces à décor également jaune, sur engobe brun noir, qui appartiennent à M. Evenepoel et portent la marque de gauche.

Une assiette polychrome d’un émail très-fin, avec un engobe très-pur et de belles nuances, appartenant à M. Merghelynck, à Ypres, porte aussi le monogramme de Cornelis de Keizer, et nous prouve que sa production fut des plus variées. Il n’avait pas, du reste, hérité seulement de l’habileté technique de son père, mais aussi de sa légitime influence, car il fut nommé syndic pendant les années 1679, 1682 et 1 683 .

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