ME MARTINUS GOUDA
a l’enseigne du ROMAIN.
Il appartenait à une famille bourgeoise de Delft. En 1662, il épousa Anna de Helt (HL. n° 49), dont il eut quatre enfants ( 1 663 — 1 66g. DB. n08 5 et i5). Le 9 no-
CbQotices biographiques.
vembre 1671, il fut admis dans la Gilde de Saint-Luc, en qualité de winckelhouder, et s’établit à l’enseigne du Romain (in de Romeyri). Son établissement était situé sur YAchterom et avait pour enseigne le Romain à cheval que nous reproduisons ici, d’après un plat appartenant à M. de Constant Rebecque de Loosduinen. (Le carrelage ayant formé son enseigne se trouve chez M. E. Fetis,à Bruxelles.) Le 29 février 1672, Martinus Gouda engagea le Maître plateelbacker Jacobus de Milde, pour affranchir et diriger sa manufacture.
En 1680, il fit le dépôt de sa marque de fabrique, laquelle consistait en une combinaison de caractères et de signes ayant les apparences d’une inscription chinoise.
Fig. io5. — Plat décoré en camaïeu, représentant l’enseigne du Romain, à M. le baron J W de Constant Rebecque.
Les objets marqués de la sorte sont assez rares et n’ont rien de très-remarquable comme fabrication. L’émail est généralement brillant, mais le décor, en camaïeu bleu, manque souvent de finesse.
Parfois cette signature chinoise se modifie et prend un développement étrange. L’exemple ci-contre a été relevé dans la collection de M. Colson, à Bruxelles.
La collection Evènepoel possède une assiette octogone à la marque de Martinus Gouda, dont le marli est couvert par une bande bleu foncé de la plus belle nuance et de la plus grande richesse.
Une potiche à engobe brun olive, avec décor japonais jaune vif, appartenant à la même collection, et revêtue de cette même signature chinoise, nous apprend que Martinus Gouda a fait également des pièces de couleur.
Sa signature, que nous avons retrouvée aux Archives de Delft, était la suivante :
En 1679, la fabrique du Romain passa entre les mains de Michiel van Rysburgh.