J A‘N JANSZ KUYS. i
Le Ier décembre 1673, il épousa Agniesge Gerrit Kuys, veuve de Huybregt Joosten van Eyck. L’acte de mariage (HL. n° 53) nous apprend qu’il habitait la Nieuwe-Langendyck et qu’il était plateelschilder.
3o5. WILLEM JACOBS VAN DUYN. i673.
Il est le premier de la famille van Duyn qui ait exercé la profession de plateelschilder Douze années plus tard, son frère; vingt ans après, son neveu, suivirent son exemple, et contribuèrent à fonder cette dynastie de faïenciers qui devait aboutir à Johannes van Duyn ( 1764), dont les produits sont si connus. Willem Jacobs habita dans la Rysselstraat. Le 24 décembre 1673, il épousa Ariaentje Albregts, et c’est son acte de mariage qui nous divulgue sa profession (HL. n» 53).
3o6. SYMON S’GRAVELAER. 1674.
Il logeait dans la Pieterstraat. Le io février 1674, il épousa Geertruyt Fiecker, veuve d’Aryen Hoppestein. Sur l’acte de mariage (HL. n» 53), il est qualifié plateelbacker.
3o7. CAREL PYETERSZ WENSCH. i 674
11 logeait sur VAgterom. Le ia' avril 1674, il épousa Franchyntje Pyeters van Beek, et déclara, comme profession, plateeldrayer (HL. n° 53).
3o8. CLAES SYMONS VAN GRAFFENBURG. 1674.
Le 27 mai 1674, on célébra son mariage avec Annetje Louis Sarot, veuve de Jacob Jansz Fonteyn. L’état civil le qualifie de plateeldrayer (HL. n° 53).
3og. ABRAHAM BOERS. 1674.
Il habitait sur la Langendyck. Le i3 juin 1674, il épousa Hendrickje Jans Loot (HL. n° 54), et prit, sur l’acte de mariage, la qualité de plateelschilder.
3 1 o. DIRCK THEUNIS VAN GELDER. 1674.
épousa en secondes noces Lysbeth Hendricsz van Aechen, veuve de Lambrecht Jansz Colier. Son acte de mariage nous apprend qu’il était plateelschilder et qu’il demeurait sur le Rietvelt (HL. n° 53).
3 ii. ME SAMUEL VAN EENHOORN. 1674.
a l’enseigne de l’A GREC.
Fils de Wouter Eenhoorn et de Chrystina Kruyk, par conséquent fils, petit-fils et neveu de céramistes distingués, Samuel van Eenhoorn fut baptisé à la vieille église de
Delft, le io décembre i655. Le 10 mars 1674, il épousa Cecilia Houverts (HL. n° 53), dont il eut trois enfants (1675-81-84. DB. n°» 5, i5 et 16). Le 25 juin 1674, il fut admis dans la Gilde de Saint-Luc, en qualité de winckelhouder, et prit en main l’établissement de l’A grec, qui, selon toute probabilité, avait été précédemment exploité par son onde Ghisbrecht Lambrechts Kruyk.
Quoi qu’il en soit, il s’inspira des idées et des modèles de celui-ci. Sa fabrication accentua même les caractères imprimés à leurs productions respectives par son grandpère et son onde. C’est à lui, en effet, qu’il faut attribuer ces plats et ces bouteilles, ces potiches, ces pots et ces cornets qui, sur un engobe azuré et parfois un peu verdâtre, nous montrent une foule de fleurs, d’animaux ou de personnages habilement jetés, gracieusement dessinés, légèrement colorés en bleu pâle et relevés par un contour au trek qui leur donne un aspect tout spécial.
Ces curieuses productions, très-artistiques en leur forme, avaient été attribuées par M. Demmin et par les critiques qui l’ont suivi, à un problématique Suter van der Even (!) dont il n’existe aucune trace à Delft et dont le nom n’est même pas hollandais. Nous-même nous les avions primitivement données à Evert van Swenne (voir plus haut page 246); mais aujourd’hui que la biographie de S. van Eenhoorn se trouve restituée, il est impossible de lui en refuser la paternité.
Samuel marquait ses pièces d’un monogramme formé de ses initiales. Le monogramme ci-contre a été relevé sur une boîte à compartiments du Musée de Cluny. Le décor en camaïeu bleu très-pâle représente des Chinois. Les anses et la poignée sont formées par des serpents. Email brillant , fabrication très-soignée.
Parfois le monogramme est moins bien formé (voir ci-contre).
Samuel van Eenhoorn paraît avoir eu une fabrication très-importante, car le nombre de ses apprentis s’élevait à neuf, chiffre considérable pour l’époque.
En 1687, le 5 mai, l’établissement de l’A grec passa entre les mains d’ADRiANUs Kocks. Cette manufacture était située sur le Geer, en face des magasins de la Compagnie des Indes.
3 12. ME GERRIT PIETERSZ ICAM. 1674.
a l’enseigne des TROIS TONNEAUX DE CENDRE (1).
Fils de Pieter Gerritsz Kam et d’Annetje van Poele, il fut admis, le 16 juillet 1674, dans la Gilde de Saint-Luc, en qualité de winckelhouder. Il s’établit à l’enseigne des Trois Tonneaux de cendre ( 3 astonnetjes). Sa fabrique était située sur le Geer, en face de la Compagnie des Indes. Postérieurement à son admission dans la Gilde, il épousa, le 24 décembre 1673, Jannetje Davits de Roo (LIL. n» 53), dont il eut plusieurs enfants, notamment Pieter et David, qui furent l’un et l’autre des céramistes remarquables.
11 fut lui-même un artiste de talent, très-personnel dans ses œuvres, très-large dans leur exécution, avec un dessin d’une fermeté remarquable et d’une ampleur peu commune. On peut en juger par le plat que nous reproduisons (fig. 46, collection de M. de Stuers). Cette magnifique pièce est signée du monogramme ci-contre. Une grande potiche, qui est évidemment de la même main, mais sans signature, peut être regardée comme une des plus belles pièces de la collection Loudon.
(1) Cette enseigne qui nous paraît bizarre était jadis fort répandue en Hollande. Elle se voit encore à Dordrecht (de dric aschtonnen, les trois tonneaux de cendre) et à Amsterdam, au coin du marché aux pommes (3 As-loiuien ) à Delft, elle désigna également une brasserie.
CN^otices biographiques.
Sous l’administration de Gerrit Kam, la fabrique des Trois Tonneaux produisit un grand nombre de pièces infiniment plus communes, mais celles-ci ne portent pas le monogramme de Gerrit. Elles sont marquées du nom de l’enseigne disposé comme suit :
ifc
3 1 3. ABRAHAM PERSYN. 1674.
Le 14 novembre 1674, il épousa Catharina van Vaere. Son acte de mariage le qualifie plateeldrayer (HL. n° 53). Il habitait à Delft sur VAchterom.