ME ROCHUS JACOBS HOPPESTEIN
a la VIEILLE TÊTE DE MAURE.
Fils de Jacob Wemmers Hoppestein et de Jannetje Claes van Straaten; il fut admis comme Maître plateelschilder par la Gilde de Saint-Luc, le 18 mars 1680, après avoir subi ses épreuves (sijn prouf van plateelschilder en).
Il succéda à son père comme propriétaire de la manufacture ayant pour enseigne a la Vieille Tête de Maure (onde moriaans hooft ), qu’il dirigea jusqu’au 5 janvier 1714, époque à laquelle cet établissement passa entre les mains de Jacobus Kool.
Il conserva à sa fabrication le cachet si remarquable qu’elle avait dçjà du temps de
ü^otices biographiques.
son père. La pâte resta tendre, la couverte demeura d’une blancheur et d’une pureté admirables, l’émail garda cette friabilité qui est un des signes distinctifs de cette intéressante production.
Dans ses pièces décorées au camaïeu bleu, il employa également le bleu céleste qui avait si bien réussi à ses prédécesseurs. Mais dans certains ouvrages, il essaya de leur adjoindre des rouges grand feu et des dorures qui ne réussirent qu’à moitié.
On ne possède qu’un très-petit nombre de morceaux de Rochus Hoppestein qui portent sa marque. Celle-ci était fort compliquée, et consistait en une tête de Maure peinte au bleu grand feu, et ses initiales au-dessous, formant monogramme, tantôt en rouge, tantôt en bleu.
La signature ci-contre a été recueillie sur un joli broc à anse, décor polychrome (bleu, rouge, jaune brun, vert pâle et or), appartenant à la collection Loudon.
Un autre broc à décor polychrome, de la collection Evenepoel, porte également la signature que nous donnons plus haut.
Peu après s’être établi, Rochus Jacobs Hoppestein avait épousé Aaltje Lansveldj, et en avait eu deux enfants : Adriaen, né en 1688, et Joanna, née en 1692 (DB. n° 6).