ME JOHANNES VAN DER WAL
Fils de Michel Teuniss van der Wal et de Maria Hendricx de Frein, Johannes fut baptisé à la Nieuwekerk de Delft, le 6 septembre 1662 (DB. n° i5). Le 10 mai 1682, il épousa Maria van Velden (HL. n° 56), dont il eut quatre enfants (1683-1694. DB. n°* 5 et 6). Devenu veuf, il se remaria, le 16 mai 1700, avec Gertruyt Boneberch. Le 25 juin 1691, il se fit admettre, en qualité de Maîtr e. plateelbacker, dans la Gilde de Saint-Luc (1), et, le 20 août de la même année, il entra comme contre-maître chez Lambartus Eenhoorn.
(1) I.e Meestersboek nous indique que J. V. D. Wal fut admis à jouir du privilège de fils de Maître ; il se trouve donc en désaccord avec les registres de l’état civil ; car ce Michiel ne figure pas parmi les Maîtres de Saint-Luc. Il y a là une difficulté biographique que j’ai cru devoir signaler.
Histoire de la Faïence de Del fi
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PLANCHE XIX . Plaque décoree en camaïeu bleu par Th Wilsenburgh
(appartenant à M. Edouard Felis à Bruxelles)
C^Qotices biographiques.
Il quitta la manufacture du Pot de Métal au mois de septembre 1695, et paraît avoir dès
Il habitait la Pieterstraat. Son acte de mariage avec Aechje Theunis van Hoorn, en date du 22 juillet 1691 (HL. n° 57), le désigne comme compagnon plateelbacker.
5|i5. ME LAMBARTUS VAN EENHOORN. 1691.
a l’enseigne du POT DE MÉTAL.
Fils de Wouter van Eenhoorn et de Christina Kruyk, Lambartus fut baptisé à la vieille église de Delft, le 26 avril 1 65 x (DB. n° 8). Frère, fils et petit-fils de plateelbackers renommés, il est tout naturel qu’il ait songé à devenir faïencier. Il est fort probable qu’il travailla longtemps chez son père, et, en 1691, quand, par suite de la mort de Lambertus Cleffius, la fabrique du Pot de Métal fut vendue aux enchères, il s’en rendit acquéreur (20 août). Le même jour, il engagea, en qualité de contre-maître, Johannes van der Wal et le conserva quatre ans à la tête de sa manufacture. En i6g5, le 12 septembre, il le remplaça par Jan van der Buergen ou Verburg. En ce moment, sa fabrique comptait six apprentis, ce qui indique un établissement important. Deux ans plus tard, ayant congédié Jan Verburg, il prit à son service Cornelis van der Kloot qui, lui-même, le 3o juillet 1708, fit recevoir comme Maître plateelbacker son jeune parent Arij van der Kloot et lui céda sa place chez Lambartus van Eenhoorn.
Lambartus van Eenhoorn paraît s’être fait une spécialité des grandes pièces ( garnitures ) cannelées et décorées en camaïeu bleu, ou en polychromie, ornementation chinoise, rouennaise, ou « cachemire ». Les couleurs qu’il emploie sont vives, l’émail est brillant, la couverte d’un beau blanc.
Un grand nombre des pièces fabriquées chez lui portent son monogramme. Celui-ci présente de si frappantes analogies avec celui de Louwys Fictoor (voir à ce nom), qu’on pourrait facilement les confondre, si l’un et l’autre n’avaient pris
Jan v. d. Buergen. Dans le nombre, je citerai une grande garniture (les potiches ont un demi-mètre de haut) qui se trouve à la Haye, dans la collection
lors fabriqué pour son compte. On connaît un certain nombre de pièces de ce temps qui portent sa signature. Ce sont le plus souvent des cornets et des petites potiches décorées en camaïeu bleu. Les formes en sont lourdes, l’engobe contient une pointe
d’azur, l’émail est brillant. Somme toute, ce sont des produits de second ordre.