‹ Histoire de la faïence de Delft (volume 4)Chapitre 182 sur 276 · ME CORNELIS VAN DER KLOOT · texte numérisé non relu

ME CORNELIS VAN DER KLOOT

Fils de Johannes van der Kloot, qualifié plateeldrayer par son acte de mariage (HL. n° 53), et de Aegje Pouvvels Spangersbergh, Cornelis fut baptisé à la Nieuwekerk de Delft, le 17 mai 1671 (DB. n° i5). Admis, le 12 septembre i6g5, comme Maître plateelschilder, il entra, le 22 avril 1697, en qualité de contre-maître, chez Lambartus van Eenhoorn, à l’enseigne du Pot de Métal ( jnde metale pot).

En 1708, le 3o juillet, il faisait recevoir Maître plateelbacker Arij van der Kloot, son neveu, et lui cédait son emploi chez Lambartus Eenhoorn.

Après sa sortie de chez Lambartus, il paraît avoir travaillé pour son compte, et l’on connaît un certain nombre de petits ouvrages qui portent son monogramme. Je citerai, entre autres, une jolie assiette décorée en camaïeu, représentant un sujet biblique : les Vierges sages et les Vierges folles, appartenant à M. Fallize à Liège, qui porte la marque ci-contre.

Le 16 juin 1697, il avait épousé Annetje van der Mars (HL. n° 58); devenu veuf, il se remaria, en 1702, avec Aeltje de Sas (HL. n° 5q).

58o. ME JAN VAN DER BUERGEN ou VERBURG. i6g5.

Appartenant à une famille bourgeoise de Delft, il fut admis le 12 septembre i6g5 en qualité de maître plateelschilder, après avoir subi les épreuves réglementaires. Le même jour, il contractait un engagement, en qualité de contre-maître, chez Lambartus Eenhoorn.

Il ne resta pas longtemps dans cette importante usine. Le 25 mars 1697, il se faisait admettre comme contre-maître par Jacobus Pynacker, qui dirigeait à cette époque la manufacture de la Bouteille de porcelaine. Mais le contrat ne paraît pas avoir eu de suites sérieuses. La mention en fut effacée sur les livres de la Gilde. Jacobus Pynacker était, en effet, à la veille de vendre son usine, qui passa, le 27 janvier 1698, entre les mains de Johannes Knôtter.

Quant à Jan van der Buergen, le 14 juillet de cette même année, il entrait comme contre-maître à l’A grec, et il y demeura jusqu’en 1705, c’est-à-dire sous l’administration successive d’ADRiAEN Kocks ( 1701 ), sous celle de Pieter Kocks ( 1703) et de la veuve de celui-ci. Le 6 juillet 1705, ilpassa contrat avec Damis Hofdijck, propriétaire de la fabrique de I’Étoile.

Malgré ses nombreux changements, Jan van der Buergen ne paraît pas avoir été un habile artiste. C’est, en effet, à la période de son passage chez Jacobus Pynacker et Lambartus Eenhoorn qu'il nous faut rapporter la fabrication de ces pièces décorées en camaïeu bleu, et qui sont relativement communes.

Ayant travaillé constamment pour le compte d’importants manufacturiers, Jan van der Buergen ne signa qu’exceptionnellement ses ouvrages. Toutefois, on connaît quelques pièces qui portent son monogramme, et, comme celui-ci est • . »

accompagné de celui de son patron , on peut déterminer ê \ fÇ*

l’époque exacte de la fabrication de chacune de ses œuvres. 1 '

C’est ainsi que l’intéressante et vaste potiche de la collection * M

J. F. Loudon, marquée de la signature ci-contre, appartient évidemment au temps où Jan était contre-maître chez Lam- â J

a bartus van Eenhoorn ; tandis que c’est certai-

*- nement à l’époque où il dirigeait l’établissement de l’A grec qu’il signa la jolie plaque appartenant à M. Meurand, et qui porte le JU>Î> monogramme figuré à gauche, de même que le petit pot à tabac polychrome propriété du Nederlandsch Muséum

3 de la Haye, lequel porte le même agencement de lettres,

avec le chiffre 104 au lieu du chiffre 3.

Jan Verburg ou van der Buergen avait épousé Beateris de Terff, et en avait eu un fils nommé Abraham, qui fut baptisé à la vieille église de Delft, le 24 mai 1704 (DB. n° 7).

L’état civil de Delft nous révèle l’existence en cette ville, et vers le même temps, de deux autres céramistes du même nom, Jan Willems van der Burch, demeurant dans le Kerkstraat , et qui, le 11 octobre 1676, épousa Annetje Leenderts, veuve de Clement Anckerner; et Johannes Verburg, jeune homme qui se maria, le 22 novembre 1682, avec Cornelia Jacobs Loentvos (HL. n°“ 55 et 56).

58 1. WILLEM GAAL. i6g5.

Sans doute parent de Joannes Gaal, il épousa, le 9 octobre 1695, Geertruid Middeldorp. Sur l’acte de mariage il déclara être plateelschilder, et habiter sur le Rietvelt (HL. n° 58).

‘bN^otices biographiques.

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