ME JOHANNES GAL ou GA A L
Il appartenait à une famille patricienne de la ville. Le 16 juin 1686, il épousa la fille du plateelbacker Cornelis van der Planck (HL. n° 56), et cette alliance paraît avoir décidé sa vocation. De son mariage avec Lysbet van der Planck, il eut cinq filles et un garçon; ce dernier reçut le nom de son grand-père Cornelis (1687-1705. DB. n01 6 et 16). Parmi les filles, il en est une qui nous intéresse particulièrement : c’est Cornelia. Elle fut baptisée à la Nieuwekerck , le 21 août 1701. Mariée en 1725 au plateelbacker A. van der Does, elle exploita, après la mort de son mari, la fabrique des Trois Cloches, sous la raison sociale Veuve van der Does.
Johannes Gaal fut admis, le 22 novembre 1707, en qualité de Maître plateelschilder, dans la Gilde de Saint-Luc. Il paraît avoir été un artiste de grand talent ; on ne connaît qu’un petit nombre de ses œuvres, mais toutes sont d’un caractère très-élevé. Je citerai, dans le nombre, une fort belle applique qui se trouve dans la collection Loudon, et porte son nom écrit en toutes lettres, avec les armoiries de sa famille. D’autres ne portent que ses initiales. La collection de M. Terme, à Liège, renferme une petite potiche polychrome, avec un décor de fleurs et de vases, vivement colorée, qui est signée de son monogramme avec le chiffre 22 1/2; et M. van Zuylen, de la même ville, possède une autre potiche cannelée, décorée en camaïeu bleu, avec médaillons et ornements orientaux, qui porte une signature presque semblable; le numéro d’ordre seul diffère; il est remplacé par le chiffre 56.