ME ABRAHAM VAN DYK
a l’enseigne de la ROSE.
Il appartenait à une famille bourgeoise de Delft; il épousa, le 7 mai iÔ94(HL. n° 58), la sœur du plateelbacker Joannes van der Wal, Engeltje van der Wal, dont il eut dix enfants (DB. n01 16 et 6. 1697 à 1721 ). L’un de ces enfants, Kornelis, baptisé à la vieille église de Delft, le 6 octobre 171 1, exerça, dans la suite, la profession de faïencier.
Le 17 septembre 1714, Abraham se fit inscrire dans la Gilde de Saint-Luc en qualité de winckelhouder, et comme propriétaire de la manufacture à l’enseigne de la Rose. On ne sait rien de son exploitation, et il paraît avoir continué les formules et la marque de son prédécesseur Arendt Cosyn. Cependant, on lui attribue plus spécialement de charmantes petites boîtes à thé qui sont marquées d’un R. Cette même marque se retrouve derrière deux assiettes polychromes, à personnages, que possède M. Patrice Salin (voir fig. n3).
Son mariage l’avait fait beau-frère de Jan van Frytom, le petit-fils de l’illustre céramiste. Il mourut aux environs de 1730, car, le 25 mai 1732, sa veuve se remaria avec Jacobus de Milde. Vers cette même époque, la fabrique de la Rose passa entre les mains de Frederick van Hess.