ME CORN ELIS de BERG
a l’enseigne de l’ ETOILE.
Il succéda à Jacobus de Lange, à l’enseigne de I’Étoile, et continua son genre de fabri- A • cation. Ses œuvres, décorées en camaïeu bleu, sont très-recherchées, et il
Ç ; est difficile de trouver dans la céramique de Delft des objets plus char-
mants, mieux conçus et plus soignés comme exécution.
Je citerai, parmi ces jolies pièces, une petite niche à chien qui fait partie de la collection du docteur Mandl. L’émail en est magnifique, la pâte superbe, l’engobe d’un beau blanc laiteux, le coloris délicat. Le décor représente de gracieuses arabesques enveloppant des petites scènes de guerre ou de chasse, très-finement exécutées. Cette niche ' “* " est signée du monogramme reproduit à gauche.
^ Parmi les pièces de même qualité, et qui ne le cèdent en
rien à la précédente comme richesse et comme élégance, il faut citer les deux appliques que possède M. Evenepoel, et qui sont formées par une sorte de baldaquin enveloppant un écusson et surmonté d’une coquille Ces deux jolis ouvrages, dont la marque (voir à droite) est plus simple, semblent être légèrement postérieurs au premier. On connaît en outre, du même céramiste, des imitations du Japon qui sont étonnantes de finesse. La marque de ces pièces est généralement plus compliquée. De Berg, en effet, lui adjoint la feuille emblématique qu’on rencontre sous les porcelaines orientales. La marque ci-contre a été relevée sur un cornet de ce genre appartenant à la collection Colson.
Sur les articles ordinaires, cette marque se trouve, au contraire, trèssimplifiée, et souvent elle est réduite à de simples initiales accompagnées d’un numéro d’ordre.
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Cornelis de Berg forma un nombre assez considérable de bons céramistes, entre autres son fils Justus de Berg, auquel il céda sa fabrique, et surtout le célèbre J. Aalmis, qui apprit à la fabrique de I’Etoile la profession qu’il devait si justement illustrer à Rotterdam. C’est un fort joli plateau de la collection Loudon (voir fig. i 17) qui, par son monogramme compliqué, nous a révélé cette particularité de la vie d’AALMis.
En 1718,1e i3 février, Cornelis de Berg avait épousé Gertruij van Ryn. A cette époque, il demeurait dans la Raamstraat (HL. n° 61).