ME ANTHONI KRUISWEG. i75g
a l’ANCIENNE TÊTE DE MAURE.
Fils de Frans Kruiswegh de Breda et de Digna van Houvers, il épousa, le 25 mai 1738, Louwerina Verop (HL. n» 63), dont il eut un fils nommé Jacob Louwerens, qui fut baptisé à YOudekerk de Delft, le 10 février 1740 (DB. n° 8). Devenu veuf, il se remaria, le 27 décembre de la même année, avec Maria Hoogharst. Vers l’époque de son premier mariage, il succéda à Jacobus Kool comme propriétaire de 1’ Ancienne Tête de Maure, et continua avec un soin et une habileté remarquables les traditions delà grande et vaillante lignée de céramistes qui avaient été ses prédécesseurs. C’est à lui, en effet, qu’on doit ces délicieuses pièces qui ont tout le cachet de la fabrication des Hoppestein, et qui sont marquées du monogramme suivant :
Dans le nombre de ces pièces, je citerai une ravissante boîte à thé, appartenant à la belle collection de M. le baron Gericke, à Bruxelles. Le Musée de Sèvres et la collection Evenepoel comptent également de précieux échantillons de cette fabrication d’élite.
Anthoni Kruisweg figure sur la liste des plateelbackers de 1759. En 1764, la fabrique était passée entre les mains de Gêrtruy Verstelle.
725. ME JOHANNES PENNIS, surnommé le vieux. 175g. au PLAT DE PORCELAINE.
Fils d’Adriaen Pennis et appartenant à une famille patricienne de Delft, il naquit en 1702. Le 18 décembre 1723, il épousa une jeune fille de Rotterdam, Roelandina Brenkman, dont il eut dix enfants (1726 à 1744. DB. n08 7 et 8), parmi lesquels Anthony, né en 1728 et qui fut un céramiste de talent, et Cornelia, née en 1735, laquelle épousa Hugo Brouwer. Jusqu’en 1729, Johannes habita sur le territoire de la Nieuwekerk. A partir de cette année, il habita sur le territoire de YOudekerk, et il fut diacre des deux églises.
Vers 1725, il s’établit au Plat de porcelaine, et figura à ce titre sur la liste des plateel-
• backers, dressée en 1759.
La marque adoptée par Johannes Pennis consistait dans ses initiales
ou parfois simplement dans un P. Une des spécialités de sa fabrication fut la production des assiettes à musique ou à couplets. J’ai rencontré à Rouen, dans la collection de M. G. Le Breton, une assiette avec une ft
* chanson grivoise, marquée du monogramme ci-contre (voir à droite).
P Au Musée de la même ville, une assiette à couplets porte cette autre forme (celle de gauche) de la même signature, qu’on retrouve, du reste, sous l’assiette reproduite par nous à la figure 61 . Cette dernière appartient
à M. Cussac de Lille. Enfin, une autre assiette, du même service et de la même main, dépendant delà collection Evenepoel, est marquée de la signature ci-contre; et cette signature, malgré l’anomalie de prénom qu’elle présente, doit, sans doute, être attribuée encore à Johannes Pennis.
Il ne se borna pas, toutefois, à ce genre un peu
e streint. Une charmante petite assiette à décor
japonais, appartenant à M. Maskenset datée de 1754, nous apprend, en effet, que notre céramiste cultiva également la polychromie. fX
En 1764, la fabrique du Plat de porcelaine passa entre les *
mains de J. van Duyn. Quant à Johannes Pennis, il mourut en 1788, à l’âge de quatrevingt-six ans.