ME JOHANNES VAN DUYN
A l’enseigne du PLAT DE PORCELAINE.
Sa biographie est assez difficile à démêler, parce qu’il existait à cette époque, à Delft, plusieurs personnages de ce nom. Il est supposable toutefois que notre Johannes est celui qui habitait, en 1786, la Koekelaen, et que nous voyons, le 29 juillet de cette année, épouser Jacoba de Koning, fille du céramiste de ce nom (HL. n°63). Plus tard, le 8 juin 1760, nous le retrouvons veuf, et convolant en secondes noces avec Neeltje van Daalee (HL. nu 65). A ce moment, il habite sur la Molslaen, et cette mention nous fournit indirecte e , ment la date à laquelle il acquit le Plat de porcelaine, précé-
w demment dirigé par Johannes Pennis; car nous savons que cette
manufacture était également située dans la Molslaen. En 1764, J. van Duyn fit le dépôt de sa marque. Celle-ci consistait en son nom. Quant à sa signature, dont nous donnons le fac-similé, datant de la même époque, elle indique un
homme déjà âgé. CHd ? <3~\
Il est à croire que Q-h Ç 1/
J . van Duyn produ i- S ,
sit beaucoup, et surtout qu’il marqua toutes ses pièces,
caron en rencontre de très-nombreux échantillons. Ils sont généralement de qualités
très-diverses. Mais on possède de lui des pièces charmantes de conception, comme l’aiguière casquée (fig. 11047) appartenant à madame Montagne, laquelle est signée du monogramme que nous reproduisons à gauche, et aussi des petits objets polychromes d’une richesse exceptionnelle. C’est surtout chez M. le docteur Mandl qu’on rencontre de beaux échantillons de ce dernier genre. Van Duyn fabriqua en outre des pièces modelées. La signature de droite a été relevée sur une bouteille en forme de statuette de la collection Loudon, n° 447 du catalogue.
ïl >tn.
75o. Me LAMBERTUS SANDERUS. 1764.
a l’enseigne de la GRIFFE.
U appartenait à une bonne famille delftoise. Le 2 janvier 1763, il épousa une jeune fille née à Delft, mais habitant alors Maassluys, Cornelia de Bries (HL. n» 65). Il en eut, le i3 février 1766, un garçon qui reçut les prénoms de Martinus Thielmans (DB. n° 18). Devenu veuf, il se remaria, le 16 mars 1783, avec Maria Cloppenburg (HL. n» 66), et ce
C^otices biographiques.
second mariage fut célébré en grande pompe à la Nieuwekerk de Delft.
L’année même de son premier mariage, L. Sanderus avait succédé à Kornelis van Dyck, dans la direction de la fabrique de la Griffe. En 1764, il fit le dépôt de sa marque de fabrique, qui, conformément à l’usage adopté par ses prédécesseurs, consistait dans une griffe. Sa signature, que nous avons recueillie aux Archives de Delft, était compliquée.
Bien qu’il ne pût ni même n’essayât de relever la fabrication delftoise,
L. Sanderus fut cependant en possession de la confiance de ses collègues. Il figura parmi les syndics de la Gilde de Saint-Luc. A ce titre, nous retrouvons son nom au bas d’une foule de documents intéressant l’industrie céramique, surtout vers les années 1780 à 1790.
75 1. Me JOHANNES VAN DER KLOOT JANSZ. 1764.
au ROMAIN.
La biographie de Johannes van der Kloot réclame beaucoup d’attention et de prudence, car, de 1690 à 1764, on ne compte pas moins de huit personnes à Delft ayant porté ce nom. Le nôtre était fils de Jan van der Kloot, de Rotterdam. Il avait lui-même longtemps habité cette ville; la mention matrimoniale nous l’apprend (HL. n° 65). En 1764, il épousa une jeune fille originaire d’Arnhem, Maria Elisabeth van Rheede, qui, à cette époque, demeurait à Delfshaven. Le mariage fut célébré dans les deux paroisses : à 9 Delfshaven le 22 avril 1764, et à la vieille église de Delft le 24 du même
mois. Quelque temps après, le 16 juillet 1764, Johannes succéda à P. van Marum, et reprit à son compte la fabrique du Romain. Conformément aux ordonnances, il déposa sa marque, qui consistait dans une combinaison
monogrammatique de ses initiales. Voici, en outre, sa signature, que nous avons relevée sur les re-
ra n w •
gistres de Delft.
Deux plaques ovales qui figurent dans la collection J. F. Loudon, et portent le monogramme ci-contre, sembleraient indiquer qu’il s’occupa de très-bonne heure de céramique; il resterait à décider si ces pièces peuvent lui être attribuées avec toute certitude.
7 5 2. ME JACOBUS HALDER ADRIAENS. i 765.
a l’A GREC.
Appartenant à une famille riche et bien apparentée, fils d’Adriaen Halder et de Margaretha van Rheenen, Jacobus fut baptisé à la NieuWcherlc le 24 septembre 1741 (DB. n° 17), et tenu sur les fonts par Jacobus Halder et Heindrina Haal, ses aïeux paternels. En 1763,
il épousa Johanna Redder, veuve de Hendrick Altman, veuve opulente, et son mariage fut célébré le 5 septembre, à YOudekerk, avec une pompe exceptionnelle (i) (HL. n° 65). Le 3 mars 1765, madame Halder donna à son mari une petite fille qui reçut le nom d’Adriana. Deux jours après, le 5 mars 1765, Jacobus Halder succéda à J. T. Dentra comme propriétaire de l’A grec.
En prenant possession de sa fabrique, il fit le dépôt de sa marque, laquelle consistait en ses initiales surmontées de l’A qui lui [servait d’enseigne.
Pendant la période de son exploitation, il continua les errements de ses prédécesseurs. Toutefois, il paraît s’être particulièrement adonné à la reproduction des figurines, et surtout des animaux. On en ren-
Fig. 124. — Petite vache décorée en camaïeu bleu par Jacobus Halder. (Collection de M. Jourde, à Paris.)
A- contre, en effet, beaucoup avec sa signature. La collection Gasnault, entre
^ autres, possède deux salières à personnages, qui portent la
marque déposée. Dans la collection Loudon, nous trouvons une | H garniture polychrome avec la signature que nous reproduisons à -p droite, et, dans celle de M. Jourde, on remarque une petite vache,
) avec le monogramme de gauche, indiquant que le plus grand
nombre de ces animaux minuscules sortaient de chez Adriaen Halder. La signature de ce céramiste, relevée aux Archives de Delft, était majestueuse. Nous la reproduisons ici.
(1) Il paya 3o florins, alors que les mariages ordinaires n’en coûtaient que 3. Déjà, à i5 florins ils étaient qualifiés de extraordinaris getrouwt.
CbQotices biographiques.