A LA ROSE
Le Derde recognitie boek nous apprend que, le icr septembre 1779, Hendrick Janszoon, administrateur de la Tegelbakkery van de Roos, fit construire une cheminée dans une
Fig 126. — Enseigne de la fabrique de la Rose, d’après le carrelage conservé aux Archives de Delft.
des pièces de son établissement. Sauf cela, on ne sait rien de lui. La faïencerie de la Rose qui, dès cette époque, était devenue une fabrique de tegels ou carrelages, était alors installée au coin de la Dirklangesteeg. Nous reproduisons son enseigne, qui nous a été conservée, et qui se trouve aux Archives de Delft (fig. 126). La maison dont elle provient a été démolie il y a une vingtaine d’années.
75 6. AREND DE HAAK. 178
Il paraît avoir été le premier qui copia, à Delft, les produits anglais et les terre-de-pipe a n P ir n r\r , T . * f n de Turner. Une assiette de la col-
ARLN DDE HAAK J- S- lection Loudon. datée * „8o, «
portant la signature ci-dessus, précédée du mot gedaan, semblerait du moins l’indiquer.
ChQotices biographiques.
757. ABRAHAM VAN DER KEEL (ou CEEL). i78o environ, a la LAMPETTE.
Fils de Maarten van der Ceel et de Maria van der Haagen (voir à ce nom), il fut baptisé à la Nieinvekerk, le 9 mai 1745 (DB. n° 18). Sa mère, étant devenue veuve, se remaria avec Gerardus Brouwer, propriétaire de la Lampette. Ayant perdu son second mari, elle continua de gérer la manufacture sous son nom de veuve, et le Derderecognitie bock nous apprend qu’en 1779 elle était encore à la tête de l’établissement.
A. van der Keel, en succédant à sa mère, hérita de l’influence que son beau-père avait eue jadis, car nous le voyons, dès l’année 1783, figurer parmi les syndics de la Corporation, et, comme tel, signer avec Willem van der Does et H. van Hoorn d’abord, ensuite avec van Hoorn et L. Sanderus, deux suppliques ou requêtes adressées aux États provinciaux et au Magistrat (voir aux Archives de Delft, et première partie, pages 76 et i5a). Comme fabrication, il se conforma aux précédents inaugurés par Gerardus Brouwer, o et continués par sa mère. Il conserva également la marque
f\ 4^ /3 de fabrique adoptée avant lui. Ce n’est que très-exception-
(A nellement qu’on rencontre son nom ou son monogramme.
<*• La longue inscription que nous reproduisons ci-contre a été relevée sous un pot à bière, décoré en camaïeu, d’une fabrication assez ordinaire, et appartenant à M. Arosa.
Abraham van der Keel fut le dernier propriétaire de la Lampette. La fabrique fut démolie après lui pendant « le temps français » (in den franschen tijd), c’est-à-dire entre 1806 et 1810.
ru ru