ME WOUTER VAN EENHOORN
Il épousa, en 1643, Christina Kruyk, l’une des filles de Lambrecht Gysbrechts, et se trouva ainsi associé à la fortune des plateelbackerijen de son beau-père. Témoin de la réussite de ses deux beaux-frères, Gysbrecht Kruyk et Pieter Oosterlaan, il se décida, en 1 658, à monter à son tour une fabrique; mais n’ayant pas fait l’apprentissage nécessaire pour obtenir son brevet de Maîtrise, il dut placer Jan Hanse de Milde à la tête de son établissement.
Je n’ai pu découvrir aucune particularité sur l’enseigne que choisit Wouter Eenhoorn, ni sur les produits qu’il fabriqua; mais ceux-ci furent certainement très-appréciés à leur époque, car dès 1667 (20 novembre) les magistrats de Delft, voulant, à l’occasion de son mariage, offrir un cadeau au comte de Dohna, ambassadeur de Suède, s'adressèrent à Wouter et lui demandèrent plusieurs vases qui furent payés trois cent soixante-dix-huit florins dix sols, somme considérable pour l’époque (voir Lopende memoriaal, t. IV, f® 177 r.). Ces belles pièces appartenaient probablement à ce genre de potiches cannelées à dessins cachemire, dans lesquels le fils de Wouter, Lambartus van Eenhoorn, devait exceller.
De son mariage avec Christina Kruyk, Wouter Eenhoorn eut cinq enfants : Judith, en 1644; une autre Judith, en 1649; Lambartus, en 1 65 1 ; Gijsbertus, en 1662, et Samuel, en 1 65 5 (DB. n°* 4, i3 et 14). Dans ce nombre, il nous faut retenir les deux naissances de Lambartus et Samuel, qui devaient être deux céramistes célèbres.