‹ Histoire de la faïence de Delft (volume 4)Chapitre 90 sur 276 · JACOB CORNELISZ (VAN DEN BURGH · texte numérisé non relu

JACOB CORNELISZ (VAN DEN BURGH

Fils de Cornelis van den Burg et de Dirkhye Gedions, il fut baptisé à la Nieuwekerk , le 19 février 1639 (DB. n° 12). Le 4 août 1662, il obtint son brevet de Maîtrise. La confection de son chef-d’œuvre avait duré sept jours.

Le jour de son admission, J. C. van den Burgh passa avec Jacobus van Veen un contrat par lequel il s’engageait à diriger pendant un an la fabrique de celui-ci, en qualité de contre-maître.

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Plus tard il paraît avoir travaillé pour son compte; du moins on lui attribue la confection de potiches, plats, bouteilles et cornets polychromes genre cachemire, couleurs pâles, fanées, qui sont marqués de ses initiales et de numéros variant suivant les séries.

Les livres des Orphelins (Archives royales) mentionnent, en 1666, un faïencier du nom de Jacob Burtz, qui pourrait bien

t’être autre que Jacob van den Burch

21 1. JACOB JACOBS VAN DER WAL. i663.

Il épousa en secondes noces la veuve de l’ancien plateelbacker Joris Ciprianis, Tryntgen Jaspers van der Vliet, dont il eut un fils qui reçut le prénom de Johannes, et fut dans la suite un faïencier remarquable. Jacob habitait à cette époque sur l’ Oosteynde. Son acte de mariage, qui porte la date du 17 février 1 GG3, le qualifie de plateelbacker (HL. n° 4C1).

2i 2. ME AUGESTIJN REYGENS ou REYGENSBERGH.

Étranger à la ville de Delft, il fut admis, le 2 avril 1 663, en qualité de winckelhouder, à faire partie de la Giide de Saint- Luc. Le même jour, il passa un contrat avec Jan Jansz Kulick par lequel celui-ci s’engageait à diriger, pendant quatre années, son établissement, en qualité de maître ouvrier ( meesterknecht ).

L’habileté de son contre-maître ne tarda pas à porter la fabrication d’AuGESTiJN Reygens à un très-haut degré de perfection. J. J. Kulick était un des sept Maîtres qui, dans le principe, connurent le secret de ces faïences décorées avec de beaux rouges et ces ors qui sont la gloire de la fabrication hollandaise. Ce secret, il le mit en pratique dans la manufacture de Reygens, et bientôt les produits de celle-ci purent lutter avec les plus beaux spécimens des Pynacker.

Cette riche ornementation polychrome, au grand feu, se détache (chez Augestijn Reygens) sur un fond qui n’est malheureusement pas toujours irréprochable. La couverte qu’il emploie est très-irrégulière, de même pour son émail. Souvent ce dernier est vitreux, brillant, et atteint un)haut degré d’éclat qui fait ressembler ces belles faïences à de la porcelaine. D’autres fois, il est terne et sans reflet. La couverte, elle aussi, est tantôt laiteuse avec une légère pointe de rose, tantôt blanche avec un soupçon d’azur.

Les pièces sorties de chez Augestijn Reygens ne sont pas aussi régulièrement marquées que celles fabriquées par Adrien Pynacker, mais elles se distinguent de ces dernières par l’emploi du jaune qu’on y rencontre assez souvent, et qui fait défaut dans les productions rivales.

Les principaux articles de cette fabrique sont des garnitures, potiches, cornets, bouteilles ; puis viennent les services, plats, assiettes; on connaît quelques sucriers, des bols, peu de tasses, presque pas de théières. On rencontre aussi la signature de A. Reygens sur quelques services à personnages, avec des inscriptions en français (voir fig. 53). La collection Gasnault en renferme toute une suite : le Gilotin, la Comédienne, le Hongroijs, etc.

jtv Augestijn Reygens marquait ses produits de ses ou initiales, composant un monogramme qu’on a

J essayé d’attribuer à Claude Révérend.

Les pièces décorées en camaïeu portent plus spécialement la signature de droite.

ü^otices biographiques.

2 i 3. ME LEENDERT VAN DER LET. 1 663.

Appartenant à une famille bourgeoise de la ville, il fut admis, le 12 avril 1 663 , en qualité de Maître plateelbacker , après avoir subi ses épreuves conformément au règlement. Il était, selon toute probabilité, le frère de Claes Wouters van df.r Let, et le beau-frère de Ghysbrecht Lambrechts. On ne sait rien de lui, si ce n’est qu’il mourut en 1670, et l’année suivante (2 février 1671) son établissement passa entre les mains de Lysbet de Bergh.

Originaire de Cologne, il habita longtemps Amsterdam, et il y résidait encore en 1646, quand il épousa la sœur du plateelbacker delftois Ghisbrecht Lambrechts van der Kruyk. Son mariage avec Margrieta Lambrechts fut célébré le 22 août de cette année (HL. n° 44). Plus tard, il vint s’établir à Delft, et l’exemple de ses beaux-frères le décida sans doute à se faire faïencier. Le i5 octobre 1 663 , il ouvrit un établissement, et engagea pour le diriger et l’affranchir (oui te bevrijden ) Cornelis Jansz Brouwer. La durée du contrat était fixée à deux années. Sa situation étant irrégulière, il la régularisa le 4 janvier 1666, en se faisant inscrire dans la Gilde comme winckelhouder , et le même jour il prit comme contre-maître Korstiaen van Ambele. Enfin, en 1677, il obtint le brevet de Maître ( la mention d’admission porte betyelbacker? ), et dans la suite il figura parmi les syndics de sa corporation ( 1681 et 1682 ). Cette haute distinction était, du reste, justifiée par l’importance de sa fabrication et la beauté de ses ouvrages. Devenu veuf, il se remaria, le 29 décembre i663, avec Cornelia van der Let (HL. n° 49).

Comme presque toutes les faïenceries delftoises, celle de W. Kleftijus comporte des produits fins et des produits communs. Les premiers sont généralement polychromes, souvent cannelés, et se rapprochent beaucoup, comme aspect général, de ceux de Lambartus van Eenhoorn, son neveu. La couverte, toutefois, est un peu moins laiteuse, et l’ornementation moins élégante. Les motifs de son décor sont empruntés pour la plupart à l’extrême Orient. Les produits ordinaires affectent souvent une décoration bizarre, hardie, dans laquelle les fonds colorés jouent un certain rôle.

Un plat polychrome (rouge, vert et bleu grand feu), ornementation chinoise formée

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