AUTRES INGRÉDIENTS QUI ENTRENT DANS LA FABRICATION
LA POTÉE DE PLOMB OU CENDRES DE PLOMB {de LootaScJl).
Les faïenciers vont généralement chercher les cendres de plomb qui leur sont nécessaires chez les plombiers ^ où ils les trouvent toujours en assez grande abondance.
LE MASTIC {de Masticot).
Le mastic est un des ingrédients qui entrent dans la composition du blanc. Voici comment on le fabrique. On prend :
5oo livres de sable ordinaire. — 6o livres de sel marin.
3o livres de sel de soude.
On mêle avec soin ces différentes quantités ^ puis on les place dans le four, quelques instants avant de l'allumer. On dispose le plus souvent ce mastic dans la forme d’une digue haute d’un pied environ^ décrivant un arc dont les deux extrémités touchent la muraille. L’espace demeuré libre au centre de cette digue est rempli avec la composition qui sert à faire le blanc {j-pit).
De cette façon, la digue de mastic empêche le blanc de couler lorsqu’il est liquéfié par la chaleur. Les chauffeurs doivent prendre grand soin de ne laisser tomber ni charbon ni flammèches sur la digue de mastic ni dans le blanc.
LE BLANC {Wit) (l).
Le blanc est la composition à l’aide de laquelle on donne à la faïence sa couleur en même temps que l’émail.
(i) Appelé chez nous engobe ou couverte.
La fabrication.
Pour faire du blanc ordinaire ^ on prend ;
5o livres de potée d’étain. — 65 livres de mastic. — 1/2 livre de smalt.
5 demi-onces [loot] de limaille de cuivre rouge.
Le smalt et les autres ingrédients sont mêlés séparément, puis ensuite avec la potée d’étain et le mastic.
Lorsque le feu est éteint et que le four est ouvert, la digue de mastic que la chaleur a transformée en un corps fragile est enlevée ; le blanc, qui a acquis une extrême dureté, est également retiré. On les porte l’un et l’autre au moulin, où le premier doit être pilé, alors que le second sera écrasé à la meule.
LE KWAART ( I ).
Voici comment on le compose ;
36 livres de mastic. — 42 livres de litharge d’or [goudglette) .
4 livres de potasse. — 7 livres de sel.
On mêle avec soin; ensuite on fait une espèce de pâté, comme avec le blanc; ce pâté est rond, et on le place au milieu du blanc. Le kwaart cuit de cette façon devient une substance d'une extrême dureté. On le transporte au moulin, où on le fait moudre en poudre excessivement fine.