FIN DE LA TERREUR
Rue du Fou/r. Cul-de-sac du Four.
Cul-de-sac des Lavallois. Cul-de-sac Voltaire.
Rue Puigoron. Cul-de-sac Goron.
Cette délibération est signée Beaufils, Guéhéry, Maloré, Fougère, Gilbert , Larue , Bodin jeane , Desvignes , Liberge aîné , Lemonnier, Mandroax, Desperrés, procureur syndic, Pelle, secrétaire. Nous y remarquons deux noms appartenant à des hommes qui certainement avaient été plus ou moins ouvertement terroristes ; mais désormais la grande majorité modérée et même au fond ennemie de la Révolution telle que l'avait faite 4793 , devait dominer.
Le 21 prairial an III (9 juin 4795), plusieurs ministres du culte se présentent devant le conseil , déclarant vouloir se soumettre aux lois de la République et remplir leurs fonctions dans l'église de Saint-Thomas, concédée par les administrateurs du district. Ils signèrent sur le registre la déclaration suivante :
c Je reconnais que Tuniversalité des citoyens français est le souverain, et € je promets soumission et obéissance aux lois de la République. »
Les signataires prêtres séculiers furent :
Fayet, ex- vicaire; — Fourré, ex-desservant; — Piel la Tour, ex-curé;
— Thoré, ex-vicaire; — Hermand, ex-curé; — Bajot, ex-curé; — Marchand, ex-curé; — Couchot, ex-curé; — Alleton, ex-curé.
Prêtres réguliers :
Piel La Tour, ex-carme ; — Pelletier, ex-carme ; — Métayer, récollet ;
— Busson, récollet; — Duvivier, ex-cordelier; — Mongarreau, excordelier.
Les prêtres qui , ayant fait le serment sans rétractation ni restriction , s'abstinrent de toute fonction sacerdotale , furent :
Prêtres séculiers :
Bourgoin, ex-curé; — Fleury, ex-curé; — Vaidie, ex-curé; — Bellépaule, ex-curé; — Desvignes, ex-curé; — Gandon, ex-curé; — Malmouche, ex-curé; — Beaufils, ex-curé; — Mousset, ex-curé; — Léger de Chemans, prêtre; — Farion, prêtre; — Chesneau, ex-grand vicaire de Nantes; — Lelièvre, ex-vicaire; — Quincé, ex-vicaire; — Gauthier, ex-vicaire; — Virfolet, ex-vicaire.
Vu la loi du 4 brumaire , le sieur Mercier, ex-religieux , demeurant chez sa sœur, rue de la République , et Barrier, prêtre, demeurant chez son frère, place de la Liberté, furent mis en état d'arrestation et conduits dans les prisons du Mans, comme ayant refusé le serment. Les nommés Judois, Dutaillis et Richard, vu leur grand âge et leurs infirmités, furent internés à La Flèche chez leurs parents , sous la surveillance de l'administration.
Les Chouans se montrant impitoyables pour tous les prêtres ou religieux qui avaient prêté le serment, ceux-ci, pour éviter leurs poursuites, se réfu-
giërent de toutes les communes voisines & La Flèche, qui avait dû se mettre en état perpétuel de défense.
Il y a une distinction à faire entre le serment demandé aux membresda clergé en 4790, et qui fut refusé par un grand nombre, et la déclaration exigée par le 44 prairial an III (29 mai 4795). Celle-ci n'était imposée qu'aux prêtres assermentés qui voulaient exercer leur ministère. — A l*avemr, nul ne powrra exercer les fonctions de ministre d'un culte, sans s'Ure fait décerner par la municipalité acte de soumission aux lois de la République
« Dès le 48 prairial an III (6 juin 4795), la guerre, dit dom Piolin, (4) « était en pleine activité , et les Chouans de la Sarthe reconnaissaient pour « chefs principaux Louis de la Rosière, les deux frères de la Mai^erye, « Louis de Frotté et un petit nombre d'autres. La Chouannerie dans la < Mayenne avait un caractère plus exclusivement religieux; elle était « avant tout une résistance aux persécutions et à l'impiété révolutionnaire.
« Il serait hors de propos et presque impossible de suivre ces braves
« partisans dans les mille escarmouches qu'ils livraient aux cantonnements « des troupes républicaines. Hais il est nécessaire de faire remarquer qu'ils « rendirent un service important, en obligeant les prêtres constitutionnels, « qui empoisonnaient l'esprit public dans les campagnes , à se retirer dans « les villes , ou au moins à se montrer beaucoup plus modérés. Il y eut « même de ces malheureux qui rétractèrent leur serment uniquement « par la crainte des Chouans; et du moins ils cessèrent de prêcher le « schisme. »
Quoique le motif qui avait fait prendre les armes aux paysans de la Sarthe fut moins exclusif, l'affluence des prêtres assermentés à La Flèche nous prouve qu'ils partageaient entièrement la manière de voir de leurs frères d'armes de la Mayenne.
48 messidor an III (6 juillet 4795). Rapport du citoyen Ducan de la Rue au sujet des écoles centrales. Le Comité d'instruction publique avait réclamé en faveur de la légitimité de la demande de la commune et le rapport en aurait été fait à la Convention sans les troubles survenus. Depuis, d'ailleurs, la Commission des onze avait mis dans le projet de constitution un article par lequel les écoles centrales seraient réduites à une par deux départements et la Convention avait décrété que l'établissement des écoles centrales serait ajourné jusqu'au moment de la discussion de la Constitution.
28 messidor an III (46 juillet 4795). Fête instituée en mémoire de la Révolution thermidorienne.
47 thermidor an III (4 août 4795). Le citoyen Panneau, ancien maire, classé au nombre des terroristes , avait été destitué de sa place de chef
(1) Tome III, pages 270-71.