‹ Histoire de La Flèche et de ses seigneursChapitre 193 sur 251 · AU 28 FLORÉAL AN VIII (12 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

AU 28 FLORÉAL AN VIII (12 NOVEMBRE

5/ brumaire an Vllï (12 novembre 1799). — Plusieurs citoyens avaient bàli sur les remparts formant Fenceinte de la commune (intra muros) ; mais ils n'avaient pas droit de le faire sans laisser un passage par portes ouvrantes pour faciliter les rondes des gardes nécessaires à la sûreté de la ville. Ces citoyens reçoivent Tordre d'ouvrir de nouveaux passages pour ces rondes.

26 brumaire (17 novembre 1799). — Lettre du général Vimeux redemandant deux compagnies de la demi-brigade légère en garnison à La Flèche pour les renvoyer à Chàteau-la-Vallière. Réquisition du commandant Nouveau de surseoir à Fexécution de cet ordre, d'autant plus que le

général La Rue, commandant au Mans, a prévenu le commandant Nouveau que les Brigands menaçaient fortement notre commune et celle de Sablé et qu'il était urgent qu'elles fussent à toute heure de jour et de nuit sur leurs gardes, en laissant au moins pendant quatre jours les troupes toujours sur pied.

Cette recommandation correspond certainement à la connaissance qu'on avait acquise des projets du fameux Tranquille, projets dont il fut détourné ainsi que nous l'avons dit dans notre livre premier.

25 frimaire an VIII (46 décembre 4799). — Massai, ancien doctrinaire , nommé professeur au collège.

37 nivôse an VIII (47 janvier 4800). — Verger, chef de bataillon de la 9"» légère, commandant la place et Tarrondissement, demande qu'on transfère l'hOpital militaire à la ci-devant infirmerie du collège, afin de mettre les malades en sûreté, exposés qu'ils sont dans la maison de l'hospice civil aux cruautés des Chouans , cette maison étant isolée et hors de l'enceinte des fortifications. La municipalité y consentit.

Chaque régime nouveau exige un serment destiné à être violé comme les précédents. Quand la Constitution de l'an VIII fut promulguée, plusieurs arrêtés qui intéressaient la Religion le furent en même temps. Le plus important disait que « tous les fonctionnaires publics, les ministres du « culte, les instituteurs et tous autres citoyens assujettis par des lois an- « térieures à prêter un serment quelconque, y satisferaient désormais, en « faisant la déclaration suivante : Je promets fidélité à la Constitution. » Cette formule avait été choisie avec beaucoup de soin : « car elle respecte, « disait le ifoni^etir^ toutes les délicatesses, et jusqu'aux scrupules de la « piété la plus craintive. » On ne demandait qu'une promesse purement civile de soumission passive à la Constitution , et on évitait tout ce qui aurait pu faire supposer une action directe ou indirecte pour la maintenir. Ce fut là ce que comprirent bon nombre de prêtres dès le commencement. Mais la majorité des évêques habitant encore les pays étrangers se montra opposée à cette déclaration qu'on nomma simplement la Soumission.

^ ventôse an VIII (48 mars 4800). — La 60™» demi-brigade arrivée La Flèche, forte de 4800 hommes et devant séjourner le 29. Epuisement complet des ressources de la ville. L'administration arrête qu'elle se rendra avec une force armée commandée par le chef de la garde nationale au bureau du citoyen Lépron, receveur préposé de l'arrondissement, à l'effet de le contraindre à payer au citoyen Deniau la somme de 4475 fr. 45 cent, pour remplir le susdit des avances qu'il a faites. Pour sa garantie, on lui remet l'expédition de l'arrêté de l'administration.

i9 ventôse an VIII (20 mars 4800). — Nouvelle pareille mesure prise à l'occasion de ladite demi-brigade forte de 2,300 hommes pour payer au citoyen Deniau la somme de 4,509 fr. 93.

2 germinal an Vlll (23 mars 4800). — Arrivée du ÎO»* régiment de chasseurs à cheval , un détachement d'artillerie à pied, une compagnie du 4"" bataillon d'artillerie, plus une compagnie d'infanterie incorporée dans la 9"* demi-brigade. Force armée chez le receveur Léprou pour le paiement au sieur Deniau de la somme de 2,681 fr. 85.

4é germinal an VIII (<•' avril 1800). — Arrivée du dépôt de la 6^ demi-brigade et de plusieurs détachements dudit corps.

903 francs payés au sieur Deniau.

43 germinal an VIII (3 avril 4800). — Arrivée du 3»« bataillon de la î\'* demi-brigade, du dépôt et autres détachements.

M germinal an VIII (14 avril 1800). — Passage de la 45™« demibrigade; — 114 fr. 36 payés au sieur Deniau.

7 floréal an VIII (27 avril 1800). — Des instruments de physique furent donnés par les citoyens de La Rue, père et fils, et Douasne. Ils furent remis au citoyen Maurin.

42 floréal an VIII (2 mai 1800). — Passage de détachements de la 36"* demi-brigade et de la 57"«; — 28 fr. 40 payés au sieur Deniau.

Séance publique du 5 prairial an VIII (24 mai 1800). — L'administration municipale de La Flèche (intra muro$), entourée de tous les citoyens fonctionnaires publics et autres citoyens attachés aux différentes institutions nationales de la commune de La Flèche , réunis sur convocation et assemblés sur les 1 1 heures du matin au lieu ordinaire de ses séances publiques pour l'installation du citoyen Hardouin à la sous-préfecture de La Flèche.

Le président de l'administration, suivi d'un détachement de la force armée, se transporte chez le sous-préfet et le prévient que toutes les dlspo* sitions sont faites pour le recevoir ; les chefs de corps militaires sont auprès de lui et attendent le signal du départ, qui s'annonce par une salve d'artillerie.

Le cortège se place entre deux haies de gardes nationaux et de troupes de ligne; une musique guerrière se fait entendre; la marche s'ouvre au milieu d'une foule de spectateurs , qui rivalisent de satisfaction ; c'est à travers ce concours de citoyens, empressés de payer au sous-préfet le tribut des espérances qu'il fait naître, qu'on le voit arriver au lieu des séances de l'administration. Le président, qui l'a accompagné, l'introduit dans la salle et l'invite à prendre séance à sa droite au bureau. Le commandant de place, le chef de la gendarmerie, les chefs de la compagnie des vétérans nationaux , ceux de la garde nationale , les officiers des divers corps et tous les fonctionnaires publics forment une enceinte autour de lui....

Après quelques instants donnés à l'enthousiasme qu'excite sa présence, le citoyen Hardouin dépose sur le bureau la commission de sous-préfet de

raiTondissement cantonnai de La Flèche, délivré à Paris le 3 floréal an VIII (43 avril 4800) par le premier consul de la République, secrétaire d'Etal Maret.

Le président de Tadministration le remet entre les mains du secrétaire général qui en donne lecture :

« Au NOM DU Peuple Français, « Bonaparte, I^ Consul df* la République , nomme le citoyen Hardouin- € Fichardière aux fonctions d?- sous^préfet de l'arrondissement cantonnai « de La Flèche ,

« Ordonne, en conséquence, qu'il se rende à son poste après avoir prêté « serment entre les mains du Préfet de la Sarthe. « Donné à Paris, le 3 floréal an VIII de la République Française.

« Signé : Bonaparte. »

« Pour le premier consul : Maret. »

« Pour ampliation :

« Le ministre d? l'Intérieur, « Pour extrait conforme : « Lucien Bonaparte »

« Le chef de brigade, préfet de la Sarthe,

« Signé : Auvray. » (4) « Parle préfet,

« Le secrétaire-général provisoire , € Rousseau. »

Lecture publiquement faite de la commission du sous-préfet délivrée au citoyen Hardouin-Fichardière, le commissaire du gouvernement a requis, et l'administration municipale a arrêté sa transcription sur le registre, conformément à l'arrêté des consuls de la République du 47 ventôse dernier (8 mars 4800).

Trois discours, inscrits in extenso dans le registre des délibérations de l'administration municipale, furent prononcés dans cette occasion ; le premier, par le président Joubert, de cette même administration; le second, par le sieur Bonin, professeur de mathématiques au collège; le troisième, par M. le sous-préfet lui-même.

Nous n'en citerons ici que ce qui concerne le collège :

« Le vice-président qu'il vous sera glorieux de consolider et

(1) Louis-Marie Auvray, né h Paris le 12 octobre 1762, secrétaire de l'intendance de Paris, et ensuite sous-officier aux Gardes-Françaises , devint en 1790 capitaine de la garde nationale parisienne soldée, et, en 1791, passa dans le 104* régiment d'infanterie, puis dans le 40* comme colonel.

Il devint préfet de la Sarthe après le 18 Brumaire ; et l'on assure que ce fut sur le vœu de la population. Nommé membre du Corps législatif en mars 1802 , il refusa cette mission pour conserver sa préfecture. En 1814, Louis XVUI le nomma chevalier de Saint-Louis et, plus tard, maréchal de camp.

€ (le faire fleurir un établissemeut naissant dans lequel une jeunesse nomf breuse de toutes les parties de la France et môme de l'étranger, s'est tou- € jours empressée de venir recevoir les premiers éléments des hautes i sciences et des beaux arts , qui fait la richesse de cette commune et cons-

< titue son seul établissement avantageux »

€ Vous possédez dans vos murs, répond le sous-préfet, un éta-

< blissement dont la renommée honore autant votre commune qu'il fait € l'éloge des magistrats qui ont su prévenir sa chute entière et favoriser sa € restauration. Le préfet m'a spécialement chargé de vous annoncer qu'il

< ne négligeait aucun moyen d'ajouter à son éclat et qu'il était en ce f moment occupé de projets qui doivent ériger votre collège en Prytanée € et en faire une des institutions les plus célèbres de la République. Autant i par goût que par devoir, je suis porté à seconder ses vues bienfaisantes. . ., »

30 prairial an VIII (49 juin 1800). — L'administration cantonale, s'étant fait présenter la loi du 47 ventôse an VIII (8 mars 4800) relatif à l'établissement des sous-préfectures ainsi que les procès-verbaux d'inventaire du mobilier et des états des registres de l'Etat civil et autres papiers dépendant de cette administration, dressés en vertu des dispositions de cette loi , lors de sa réception :

Oaï le commissaire du gouvernement :

Arrête la clôture de ses différents registres et inventaire de ses meubles et papiers existant dans ses bureaux ;

Arrête, en outre, que son commissaire requerrera le juge de paix du canton de venir demain, 4" messidor (20 juin 1800), apposer les scellés voulus par la loi, en présence de son secrétaire.

Bellépaule; — Jottu; — Allory; — Leroy; Taffary; — FoNTENAi; — Labbé.

Dernier acte de l'administration cantonale.

An V (1796). — Bouché et Auzanneau étaient agent et adjoint de la commune de Bazouges ; — Bouré et Mauboussin , de la commune de Saint- Germain ; — Vince et Elourneau, de la commune de Crosmières ; — Malville et Martin, de la commune de Cré; — Pinot et Bernard , de la commune de Créans; — Beaussier, agent de Verron; — Leroy et Jottu de la commune de Sainte-Colombe; — Le Meignan, président, et Mousset, commissaire; Taillebois, secrétaire, et Panneau, secrétaire-adjoint de l'administration cantonale.

25 prairial an VIII (14 juin 1800). — Les consuls de la République , le ministre de l'Intérieur entendu, arrêtent :

« Article premier. — La loi du 26 messidor an V (13 juillet 1797), rela- «( live aux fondations dans les ci-devant collèges de la République, est « appliquée aux biens du collège de La Flèche ;

236 LA FLiCHE DEPUIS 1789.

« Art. 2. — En conséquence, la vente des biens de ce collège, non « encore aliénés, est suspendue;

« Art. 3. — Ces biens seront réunis au Prytanée français et confiés à « son administration. — L'administration chargée du Prytanée charge le « citoyen François-Michel Hébert, agent comptable du Prytanée, de se € transporter à La Flèche et partout où besoin sera, pour, en cette qualité, « prendre possession au nom de l'administration des biens du ci-devant « collège de La Flèche. — L'administration autorise de plus le citoyen € Hébert à se rendre à l'ile de Ré , à l'effet de faire la vente des biens qui « appartiennent au Prytanée, comme provenant du ci-devant collège des « quatre nations y réuni, réclamer auprès du préfet du département de la « Charente-Inférieure la restitution du montant de la vente faite au préjudice « du Prytanée postérieurement aux lois du 46 vendémiaire et 25 messidor « an V, des sels provenant des marais salans situés dans l'ile de Ré, dans la « possession desquels les boursiers du ci-devant collège des Quatre-Nations « ont été renvoyés par lesdites lois. »

Nous devons rappeler ici ce qu'était le Prytanée français pour l'intelligence de ce qui précède.

Un seul établissement d'instruction publique s'était maintenu pendant le cours de la Révolution ; c'était l'ancien collège Louis-le-Grand, où la libéralité éclairée des rois de France avait fondé un grand nombre de places gratuites pour l'éducation de la jeunesse; les biens non-vendus de celte dotation avaient été rendus à l'établissement par une loi du 25 messidor an V 03 juillet 1797).

Sous le ministère de François de Neufchàteau, ce collège, bien consolidé, prit le nom de Prytanée français.

Le 1«' germinal an VIII (22 mars 1800), Lucien Bonaparte, ministre de l'intérieur, adressait aux consuls un remarquable rapport, par suite duquel un arrêté du même jour ordonna que cet établissement deviendrait national, et que, sous le nom de Prytanée français et sous une môme administration, il serait établi quatre collèges où on admettrait les enfants des militaires morts sur le champ de bataille et ceux des fonctionnaires publics qui auraient perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions. Ces collèges étaient autorisés à recevoir des élèves dont la pension était fixée de 800 à 1,000 fr.

Le Prytanée fut ainsi divisé : un collège à Paris, dans l'ancien local du Prytanée; mh collège à Saint-Cyr; le collège de Compiègne, converti plus tard en école des arts et métiers, dont tous les élèves étaient mis, à l'âge de quinze ans, à la disposition du ministre de la marine; et enfin le collège de Saint'Germam, qui ne fut pas mis en activité, mais reçut plus tard une autre destination (école de cavalerie).

La pension était de 900 fr. pour Paris, 800 fr. pour Sainl-Cyr, et 500 fr. poor Compiègne. (4)

S5 messidor an VIT! (U juillet 1800). — Célébration du U juillet. Six invalides blessés sont présentés au sous-préfet, qui leur remet au nom de tous leurs camarades une branche de chêne entourée de fleurs et de mbans. On se rend an temple des fêtes décadaires en passant par les rues dn Collège, place de la Commune, de l'Egalité, Champ-de-Mars , Grande- Rue, place de la Liberté, de la Révolution, Jean- Jacques, du Parc, et retour par la rue du Collège. Hymne du 44 juillet; décharge d'artillerie; proclamation des noms des défenseurs de la patrie nés dans Tarrondissement et qui sont gravés sur une colonne dans l'enceinte du temple; plusieurs discours prononcés.

A cinq heures du soir, différents jeux dans le parc du collège; le plus agile à la course, le nommé Groussin , reçoit du sous-préfet une paire de pistolets, et le sieur Thourault un fusil simple pour avoir abattu l'oiseau.

W thftrmidor an VIII (29 juillet 1800). — M. de la Rue Ducan nommé maire, et MM. Meslin père et Rocher-Desperrés, 4«^et S"» adjoint. Leur installation dans le temple des fêtes décadaires. M. Huau, nommé secrétaire du conseil.

H thermidor an VUl (2 août 4800). — Le citoyen Boulay, l'un des commis de l'administration , déclare que la porte de l'appartement qui se trouve à l'extrémité du vieux corridor, sous la tour (cabinet actuel du bibliothécaire), sei-vant au dépôt des archives, a été forcée; aucun inventaire n'ayant été fait, il est impossible de constater s'il y a eu des pièces de volées.

/«■• vendémiairg an IX (23 septembre 4800). — Fête de la République. Le maire, dans son discours, constate que la ville de La Flèche, passionnée pour kl liberté, vit toujours la licence avec horreur et ne souilla pas son enceinte du sang de ses concitoyens.

2 vendémiaire an IX (24 septembre 4800). — Le conseil arrête :

4<> Le gouvernement supplié de ne point asseoir la contribution de l'octroi sur la commune de La Flèche ;

^ Pour subvenir aux besoins de l'hospice , il sera également supplié d'ordonner l'exécution de la loi du 5 vendémiaire an V et de l'arrêté du département rendu en conséquence le 25 germinal suivant, qui attribue provisoirement audit hospice la jouissance de certains biens nationaux y spécifiés ;

3® En cas que lesdits biens ou partie d'iceux auraient été vendus depuis et au mépris dudit arrêté, ou qu'il en aurait été disposé, ledit conseil général demande que le gouvernement autorise la commission administra-

(1) Institutions d'éducation militaire, S"»* période, lirro premier, pages 65, 66, 67. C. de MoDtzejr.

tive de Thospice à présenter un nouveau tableau des biens nationaux en remplacement de ceux dudit hospice jusqu'à la concurrence de 9,900 fr. de revenu, savoir : 6,448 fr., à quoi montent les revenus des biens fonds dont ledit hospice se trouve privé, et 3,452 fr. 08 de rentes constituées dont le remboursement a été versé dans les caisses nationales.

4<» Attendu que l'ancien hôpital jouissait de 3,U5 livres de rentes dues par le Trésor public, le conseil demande que l'hospice soit autorisé à présenter ses titres, si fait n'a été au directeur général de la liquidation, pour que lesdites créances soient rétablies sur le grand livre au crédit dudit hospice, conformément à l'article de la loi du 29 pluviOse an Y.

5° A l'égard de l'arriéré des dettes de l'hospice, attendu qu'il ne provient que du défaut de remplacement des biens de l'hospice et qu'il n'a obtenu qu'une somme insuffisante de secours , le conseil demande qu'il soit ordonné que ledit arriéré soit acquitté par la caisse nationale ;

6<> A l'égard de la somme de 2,290 de rentes viagères constituées par l'ancien hôpital, demande qu'il soit ordonné que lesdites rentes seront à la charge de l'hospice, conformément à l'article 5 de la loi du 29 pluviôse an y, mais seulement à partir du jour de l'entrée en jouissance des biens, qui seront attribués en remplacement audit hospice, que les arrérages courus jusqu'audit jour seront, en conséquence, à la charge du Trésor public.

7® Pour les besoins de la municipalité , en raison de ce que les cinq centimes attribuées à ses dépenses pour l'an IX sont insuffisants, les porter jusqu'à 42 4/2.

Refus du gouvernement pour le rejet de l'établissement de Toclroi, qui servira à couvrir les arriérés de l'hospice.

20 vendémiaire an IX (12 octobre 4800). — Composition du conseil municipal :

M. de la Rue Ducan, maire; Meslin père, 4«' adjoint; Rocher-Desperrés, 2"« adjoint; Bodin-Dumonceau ; Thourault; Dufour; Lefebvre-Cherouvrie; Estourneau; Massé; Boisson; Couallier, des Huberdières; Richard, fermier de la Templerie; Auvé, directeur de la poste aux lettres; Paulin Salmon; Fercoq; Davy La Lammerie; Liberge, apothicaire; Fleuriot; Mandroux, notaire; Desvignes, notaire; Lépine, médecin; Maurin, instituteur; Rojou, avoué; Melgnan, apothicaire; Rocher, avoué ; Juchereau, médecin; Lépron; Savardan; Lefranc-Malmouche ; Ilennecart; Jamin, juge de paix.

M. Rigault-Beauvais, maire du 9 thermidor (4794) jusqu'au Directoire, mourut le 30 vendémiaire an IX (22 octobre 4800), étant membre du conseil.

14 brumaire an IX (5 novembre 4800). — Eglise du collège soustraite à la surveillance de la municipalité ; arrêté du 7 thermidor an VIII (27

juillet 1800) décharî(eant les citoyens d'observer les jours fériés et de se réunir dans le temple des fêtes décadaires; tous les objets relatifs à cette fête sont transportés dans la salle du conseil.

é8 brumaire an IX (9 novembre 1800). — Dubreil, commissaire de police, prête serment.

4 frimaire an IX (21 novembre 1800). — Suppression de la barricade à la porte de TAve et à celle du Mans.

W frimaire an IX (25 novembre 1800). — Proclamation dans la salle des réunions décadaires des actes de TEtat civil du 10 jusqu'au 20 du présent mois et communication des succès brillants de Tarmée du Rhin à Hohenlinden. Nomination de M. Haillot en qualité d'adjoint du maire.

40 nivôse an IX (31 décembre 1800). — Annonce de l'attentat contre le premier consul. Machine infernale.

48 pluviôse an IX (7 février 1801). — Le conseil s'occupe des eaux de la ville.

5/ pluviôs' an IX (10 février 1801). — Curage de la rivière du Loir et rappel du projet d'établir un canal établissant une communication entre la rivière de l'Eure et celle du Loir. Tous les plans étaient dressés , toutes les mesures prises pour y travailler, quand les guerres y ont mis obstacle.

29 pluviôse an IX (18 février 1801). — Projet de réunion des communes de Créans, Sainte-Colombe, Saint-Germain-du-Val et Verron à celle de La Flèche. Lettre du sous-préfet engageant le conseil à s'occuper dans le plus bref délai des moyens d'exécution. L'opération, dit le souspréfet, se réduit à déterminer sur une surface donnée (environ de 10 à 12 kilomètres de diamètre de l'extrémité d'une commune à l'autre) les communes susceptibles d'être réunies.

Le conseil accepte le projet; ces communes environnent La Flèche de tous les côtés et en sont éloignées au plus de six kilomètres de diamètre.

30 pluviôse an IX (19 février 1801). — Lecture publique du traité de paix signé à Lunéville par les plénipotentiaires de la République française et l'empereur d'Allemagne.

48 ventôse an IX (9 février 1801). — Attestation de la prestation du serment par les ex-doctrinaires, professeurs du collège : Joseph Maurin, Mathias Meyer, Laurent Iluau, Antoine Alaux et Joseph Rave.

7 germitial an IX (29 juin 1801). — Proclamation de l'arrêté du premier Consul du 13 prairial an IX (2 juin 1801) portant la nomination de M. Rocher-Desperrés comme maire de la ville, en remplacement de M. de la Rue Ducan. MM. Perrinelle et Haillot sont nommés adjoints.

55 messidor an IX (14 juillet 1801). — Fête du 14 juillet.

2 fructidor an IX (20 août 1801). — Vu la pétition déposée sur le bureau par les citoyens Pihery, Leroy-Guitonnière, Devives, Rojou , Dorveau-Caignard et Bodin, souscrite en outre par un grand nombre de

citoyens de cette commune , tendant à ce que l'église ou chapelle du collège soit mise à la disposition desdits citoyens pour Texercice du culte catholique;

Vu aussi le traité fait entre les citoyens Pihery et autres ci-dessus dénommés au nom des pétitionnaires d'une part et des citoyens Maarin et Meyer, directeurs du collège de La Flèche d'autre part, par lequel il est constaté que les contractants ont pris des mesures tant pour régler les heures de culte des élèves et celles des pétitionnaires que pour les réparations à faire à Tédifice dont il s'agit ;

Vu l'autorisation du citoyen préfet permettant aux citoyens Heyer et Maurin de traiter avec les habitants de La Flèche ;

Il est arrêté :

Article \. — L'église, dite de Saint-Louis, du collège de La Flèche, est et demeure reconnue pour y exercer le culte catholique.

Art. 2. — La pétition des citoyens qui ont demandé la disposition de ladite église sera transcrite ensuite du présent et y demeurera annexée pour valoir de la déclaration exigée par les lois.

Art. 3. — Il est enjoint au commissaire de police de se conformer aux dispositions de la loi pour la surveillance.

Lettre du préfet du Mans, du 28 thermidor an IX (16 août 4801), aux directeurs du collège :

« Rien n'empêche , citoyens , que vous abandonniez aux habitants de « La Flèche l'église du collège, qui vous a été accordée par le Gouvernent ment, sans cependant que cette concession nuise aux exercices de piété « dans lesquels sont élevés les enfants confiés à vos soins.

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