PRÉSIDENT DE LA RÉPUBUQUE
4 arril 4848. — MM. Tonnelier et Hoademon demandent à la commune les moyens de soutenir les ouvriers.
7 avril 4848. — • Souscription ouverte; 44,000 fr. pour les travaux.
Décisions :
4<» Ouvrir une souscription à la mairie ;
2» Annonce par des placards contenant l'invitation à toutes les personnes qui ont de la fortune de prendre part à celte souscription et d'y contribuer ;
3* Appel de fonds aux souscripteurs au fur et à mesure des besoins et au prorata de leur souscription ;
4* Invitation toute spéciale de souscrire notamment aux personnes qui ne se rendraient pas à l'invitation contenue dans les placards ci-dessus mentionnés.
Organisation de la garde nationale.
40 mai 4848. — Fête nationale à Toccasion de la réunion de l'Assemblée Constituante.
44 mai 4848. — Trois délégués représentant l'opinion républicaine demandés par le sous-commissaire de la République, M. Papigny, qui refuse toute allocation pour ses fonctions et remet au conseil , pour les pauvres , un mandat de 425 fr. qu'il vient de recevoir.
27 mai 4848. — Demande de mousquetons pour la garde nationale. Dans cette séance , et dans le rapport qu'il présente au conseil , M. AUançon adopte l'interpellation de — citoyens, — Emprunt à faire de 40,000 fr. pour les travailleurs.
25 juin 4848. — Evénements de juin. Le conseil se déclare en permanence. .
26 juin 1848. — M. le sous-commissaire de la République est présent à la séance.
M. Affichard, adjoint, dit qu'il n'a reçu aucune nouvelle, aucun ordre du gouvernement ni du préfet, que des lettres particulières annoncent le soulèvement des ateliers nationaux, les efforts héroïques de la garde nationale de Paris et de Tannée pour défendre Tordre social ébranlé jusque dans sa base. Il rappelle la nécessité d'envoyer un détachement de nos concitoyens au secours de ceux qui sacrifient leur vie pour la vraie liberté ; il annonce Tofire de plusieurs citoyens de La Flèche de marcher sur Paris ; il propose de porter ce détachement au nombre de UO hommes et de parfaire ce nombre en appelant par la voie du sort 20 hommes par compagnie,. précompte fait des citoyens qui se sont présentés volontairement.
M. le sous-commissaire approuve la mesure et déclare qu'en l'absence de tous ordres supérieurs, il donnera celui de ce départ et au détachement les moyens de se rendre à destination. 8,000 cartouches doivent être confectionnées aux frais de la ville, sous la direction de M. Lejeune, lieutenant en premier de l'artillerie de la garde nationale.
Faute de fonds, le conseil décide qu'il sera fait immédiatement un appel aux premiers souscripteurs de l'emprunt de 15,000 fr. pour les travailleurs, au moins pour la somme de 1,000 fr.^ qui sera remise au commandant du détachement.
Séance du môme jour, 11 heures du matin. — Les officiers de la garde nationale y assistent. Nouvelles arrivant de Tours et d'Angers annonçant qu'il y a contre ordre pour le départ des gardes nationaux sur Paris ; réclamations de la part des officiers de la garde nationale qui se sont fait inscrire volontairement. — Discussion très-animée; M. le sous-commissaire dit qu'il juge utile d'envoyer une estafette au Mans pour avoir les ordres du préfet.
3 heures après midi, — Aucun ordre n'est arrivé de la préfecture, ni de l'administration supérieure.
Tout à coup, un jeune homme se présente, il se dit officier d'état-major et porteur d'un ordre du général Cavaignac, dont il donne communication seulement à ceux auxquels il est adressé. Il annonce la fin de la lutte à Paris et engage les gardes nationaux à rester dans leurs foyers.
Les citoyens présents ne veulent ajouter aucune foi à ses paroles. Ils le croient envoyé par les insurgés pour arrêter le départ des bons citoyens.
Plusieurs questions et interpellations sont adressées à l'officier d'étatmajor. Celui-ci dit son nom (Deshorties) ; il donne connaissance de l'objet de sa mission, il communique un ordre de départ pour la garnison, dont une partie, dans ce môme moment, est occupée à la fabrication des cartouches. M. Deshorties remet sa dépêche à M. le sous-commissaire ; les