RECTIFICATIONS
Page 60, ligne 1, nous avons écrit Jacques Richer Goupil, sieur de Monthéard , président au siège présidial de cette ville au XVII siècle.
374 ERRATA BT RECTIFICATIONS.
Or, l'un de ses descendants, M» le baron de Beauchamp-Honthéard , nous a fait observer qu'aucun membre de cette famille Richer de Moothéard n'a porté le nom de Goupil.
Nous avons recouru immédiatement à nos notes manuscrites et nous avons retrouvé le mot du titre des Tailles, du XVIP siècle, que nous n'avions pu traduire autrement que par le nom Goupil. Cependant, dans le* doute, nous en avions pris un calque, que nous nous sommes empressé d'adresser à M. le baron de Beauchamp-Monthéard, et nous avons recoana qu'il fallait lire écuyer au lieu de Goupil ; la môme observation a trait à H. Le Roy, sieur de Ronceray, porté sur le môme état d'exemption et dont le nom était suivi du môme mot mal interprété.
La môme erreur se trouve naturellement, page 202, dans la liste plus ou moins complète que nous donnons des anciens magistrats de La Flèche.
M. le baron de Beauchamp-Monthéard nous a adressé une liste de magistrats de La Flèche, dont quelques-uns nous étaient inconnus: 1525, René Richer des Vaux, qualifié premier président; — 1598, Jacques Gauthier de Launay (des Gauthier de Clefs et de Brullon); — 1680, Jacqnes Jouye des Roches; — 1694 , Charles Héard de Boissimon; — 1712, René Perrier.
La question des armoiries restera toujours fort délicate, quand on vcadra la traiter exprofesso; souvent beaucoup d'incertitudes, tenant à bien des causes , qui échappent au vulgaire.
Un jeune écrivain, M. Joseph Denais, aussi instruit que consciencieux, déjà connu par de nombreux travaux, qui a, de plus, consacré sa vie à la défense des grands principes , fait paraître les premières fascicules de TArmorial de l'Anjou, chez MM. Germain et Grassin , 'successeurs de M. E. Barassé. Cet ouvrage répond à toutes les exigences et à toutes les critiques, et viendra affirmer, dans la mesure la plus exacte possible , les droits de chacun, droits d'autant plus recherchés qu'ils sont plus combattus, quoique ne comptant plus dans les actes de la vie civile.
Quel courage pour trier près de 1 00,000 fiches ! que de reconnaissanee les familles positivement intéressées ne doivent-elles pas à celui qui a donné à cette œuvre ses meilleurs loisirs I Honneur donc à lui I nous devous le proclamer ici; car, le premier peut-être, nous avons pu profiter des rechercties de ce vaillant écrivain en rectifiant quelques erreurs commises dans notre seconde période, au chapitre des armoiries des Seigneurs, de la ville, des corps d'état ou des Etablissements religieux de La Flèche. Si, an fond, ces rectifications sont d'une importance relativement minime, elles viennent prouver, par cela môme, à quel point M. Denais a poussé ses investigations pour la confection d'un ouvrage qui devra devenir le t^ode meeum de toutes les familles distinguées du pays.
Armoiries des libraires (8* vol., page S66). — Libraires, imprimeurs-^
graTears : de sable à un livre d'argent. L'armoriai général de d'Hozier^ H"*, lear donne les armes de Venise : de gueules à un lion ailé tenant un livre ouvert d*argent et une bordure d'argent (Généralité de Tours , page 44S5).
CoRBONvriSRS (page 266) : — d'azur à trois formes d'argent. (Ibidem, pige 4iS3), les formes sont indiquées d'or.
Prieuré Saint-André : — d'or à un sautoir de sable chargé de trois eUnts d'argent à chaque extrémité. D'Hozier dit quatre clous au lieu de trois.
Franciscaines (page 267) : — d'azur à une croix de bois et deux bras croisant suf la croix, l'im nu. Vautre vêtu d'une manche grise. D'Hozier leur donne les armes suivantes (M*% page \ 385) : d'argent à la croix alaisée d'azur et un chef de gueules chargé de deux étoiles d'or.
Notre-Dame (page 267) : — d'azur à un n>om de Marie d'or. D'Hozier (page 4384) leur donne : d'argent d U7i cœur de sinople couronné de
Le Petit-Fontevrault (page 267) : — d or à un soleil de gueules, chargé en chef de trois fleurs de lys d'or. D'Hozier lui donne (page 1384) : d'or à un soleil de gueules et un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'argent.
Néanmoins, nous devons observer qu'on peut quelquefois être induit en erreur par Tarmoirial général lui-même, qui contient l'enregistrement ofBciel des armoiries à la (in du XVII* siècle, par suite de l'imposition d'office d'armoiries aui particuliers ou aux associations qui ne firent pas , en temps utile, la déclaration prescrite.
Les observations de M. Joseph Denais nous mettent en mesure de donner ici les véritables armoiries de l'abbaye de Saint-Aubin , dont l'histoire tient de si près à celle de La Flèche. Ces armoiries enregistrées sont : — hzangé d'argent et de gueules.
Page 244. — Il est dit (d'après un relevé des archives du Mans) : Baptême, en date du 6 février 1634, de Claude, fils de René de la Varenne, gouverneur de cette ville , et de Jeanne de Poix , son épouse.
Or, René de la Varenne n'a eu qu'une seule femme , Jeanne Girard. Jeanne de Poix était la deuxième femme de son père, Guillaume F. de la Varenne.
Page 256. — Nous disons, au sujet de la triste fin de Charles IV, duc d'Alençon-Valois , notre Seigneur, grand-oncle de Henri IV par sa sœur Françoise d'Alençon , duchesse de Bourbon*Vendôme : « Parmi les hommes
< de la Maison de Bourbon , il a pu s'en rencontrer de très-ordinaires , de
< caractères faibles et quelquefois de passions violentes; mais tous, gêné- 4t ralement, ont porté hautement leur bannière. »
Un bienveillant critique a bien voulu nous écrire : c Pourquoi les Bour-
< bons apparaissent-ils dans une occasion où les Valois seuls sont inté-
« ressés, etc., etc. » En effet, Henri IV n'était Valois que par sa grand-mène et Bourbon par son père, Antoine.
Mais les branches Philippines, Valois, Valois-Orléans, Valois- Angoulême, ligne Robertine ou de Bourbon, descendent toutes directement de Saint- Louis et appartiennent à une seule et unique race, celle des Capétiens. Seuls aussi les Bourbons ont survécu et sont responsables de Thonneur et de la gloire de cette même race.
Voilà notre excuse. Nous devions une explication ; car, en tout état de cause, l'histoire doit être en tout claire et précise.
Nous avons dit, dans le cours de notre seconde période ( page U1), que sous Louis XV on avait exhumé les corps enterrés à Saint-Jacqqes , et que dans les cercueils on avait trouvé de petites urnes, dont la présence se trouvait expliquée par la tradition transmise par des vieillards de la locacalité, qui, eux-mêmes, l'avaient recueillie.
Telle est, à ce sujet, l'opinion de M. de Caumont :
« Outre l'eau bénite, on plaçait, dit M. de Caumont en parlant des sé- « pultures du XI"' et du XII«»« siècles , de petits pots remplis de charbon « dans lesquels on brûlait de l'encens ; ces pots étaient percés de petits « trous sur la panse, pour que le charbon eût de l'air et que la combustion « pût durer le temps nécessaire. Leur nombre dans les sépultures varie de « un à quatre ; quand il y en a quatre , ils sont placés aux quatre coins du « cercueil. »
Cet usage parait indiquer, ce nous semble, qu'on voulait continuer dans la tombe môme les cérémonies de la sépulture : Veau bénite et l'encens. Tout n'était donc pas terminé , comme à cette heure , quand la terre recouvrait le cercueil et venait séparer définitivement le mort de ceux qui pleuraient sa perte.
TROISIÈME PJÎRIODE (3«»« VOL.).
leur vêtement, page 26 , ligne 19 , lisez : leurs vêtements
des peines de la mortj page 4SI, ligne 23, lisez : de la peine de mort.
n'appercevait , page 98, ligne 2, lisez : n'apercevrait.
âcheuse, page 124 , ligne 40 , lisez : fâcheuse.
formée, pape 132, ligne 43, lisez : formées.
finit, page 146, ligne 33, lisez : finirent.
mais il le quitta, page 165, ligne 9 , lisez : mais il quitta le nom.
maximun, page 204 , ligne 24, lisez : maximum.