PRÉFACE
Nulle époque plus que la nôtre ne demande qu^on cherche à fixer les traces si peu marquées du passé ; les hommes et les choses disparaissent, et, dans nos contrées, comme ailleurs, trop peu (le travailleurs cherchent à exhumer des casiers si soigneusement organisés de nos archives municipales ces chartes, ces notes précieuses qui illuminent tout à coup les points les plus obscurs de notre histoire. Le xvnr^ siècle ne comraence-t-il pas à se perdre pour nous dans la nuit des temps ?
Pressons-nous donc : et d'ailleurs le travail n est-il pas le premier devoir de Thorame, devoir qu'il doit accomplir jusqu'à sa dernière heure , et n'avons-nous pas à donner Texemple à nos fils auxquels nous répétons sans cesse qu'ils doivent toujours gagner leurs éperons et ne compter que sur eux seuls pour conquérir la position qu'ils désirent occuper dans le monde ? Tous ne sont et ne seront plus que de simples candidats perdus dans la foule à ce grand concours où quiconque est appelé, et dont la palme victorieuse n'est donnée qu'à ceux qui dominent leurs concurrents par leur science et leurs talents.
Nous avons déjà cherché à payer notre dette de reconnaissance à cette maison de La Flèche , si connue , si aimée de tous ceux dont elle a protégé la jeunesse. Mais nous ne pouvons pas oublier que la ville elle-même est devenue notre patrie , et nous venons parler d'elle à beaucoup de ceux qui ont vu y vivre, mourir et nailre cinq générations de noire famille.
Nous ne nous dissimulons pas toutes les difficultés d'un pareil