XLVI C
Forquevâulx au Roy.
11(6) m'a accordé la liberté des huict François qui furent menez
de la Havana prisonniers à Seville, où ils ont esté détenus bien longuement, mais ceulx des galleres sont en danger d'y tremper s'il ne se trouve homme exprez à Gennes (7) pour remantevoir à monsieur le duc d'Albe le commandement que luy a faict ceste Maiesté de les
dehvrer, ce que ie luy refreschiray à son retour* d'Escurial
Madrid, 21 mai 1567.
(1} Manuscrit 10751, fol. 761, inédit.
(2) Id., fol. 766, inédit.
(3) ÉUsabeUi de Valois.
(4) Philippe II.
(5) Manuscrit 10751, fol. 7Q0, inédit.
(6) Philippe U.
(7) Alors à Gênes pour y préparer l'armée destinée à opérer en Flandre.
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FORQUETAULX AU ROT.
Sire la mesme veille (2) est pareillement arriyé PierreMelendez,
qui a esté bienvenu; car on dict que le Roy l'a envoyé querîr à la Floride à fin de conduire le navire où ira sa personne, et toute la flotte; car ils l'estiment très bon marinier. Toutesfois un capitaine MiquelHenrriquez, qui fut envoyé un an a avec une compaignie d'Espaignols au fort de Saint-Augustin en ladicte Floride, m'a dict que Melendez vient pour se iustifier de quelques malversations qui luy sont imposées, comme d'avoir laissé mourir de £um un nombre d'Espaignols qui se trouvèrent au massacre des François, et d'avoir vandu le^ farines et autres choses de la munition. Et est ledict Henrriquez son ennemy pour querelle particulière. le ne scay s'il y auroit lieu que ie requisse ceste Maiesté de faire punir le dict Melendez,. veu qu'il n'en a tenu conte aux autres réquisitions que ie luy en a faictes, ains l'a advoué du massacre, le m'y avanceray point sans commandement.
11 a semé en ceste court qu'en venant on l'a adverti que le fils de lehan Ribaut estoit à la Floride avec neuf gallions, et a mené avec luy un trompeté, qui m'a dict estre de Montargis, qui m'asseure n'y avoir aucun fort auxdicts pais qui vaille rien, ie sois aprez pour le faire délivrer des mains dé Melendez, afin de vous l'envoyer; car il se vante connoistre mieux ladicte terre, et d'avoir entré et conversé avec les Indiens plus avant que nul autre François qui y soit
esté
.Madrid, sans date, juillet 1567.