‹ Histoire de la formation territoriale des états de l'Europe centraleChapitre 62 sur 134 · Banc lalqae · texte numérisé non relu

Banc lalqae

36. Archidue d*Autriehe. — 37. Duc de Bourgogne. — 38. Duc de BaTÎère.

— 39. Duc de .Magdebourg. — 40. Comte palatin de Lautem. — 41. Comte palatin de Simmcrn. — 42. Cumte palatin de Neubourg. — 43. Duc de Brème.

— 44. Comte palatin de Deux-Punts. — 45. Comte palatin de Yeldenz. — 4G. Comte palatin de Lautereck. — 47. Duc de Saxe-Weimar. — 48. Duc de Saxe-Eisenach. — 49. Duo de Saxe-Colioiirf:. "O. Duc de Saxc-notlia. — SI. Duc de Saxc-Altcnbourg. — 52. Margrave de Brandebourg-Culmbach» Baireutb. — S3. Margrave de Brandebourg-Onolzbach ou Anspach. — 54. Due de Brunswirk-CeUe. — 55. Duc de Hruns\vick-Grul)enhngen. — "«G. Duc de Brunsvvick-CalrnberK. — Duc do Bruu<\\ ick-Wolfenbullol. — Prince de iialberstadt. — 5'j. Duc de Poniêrauic citerieurc. — OU. Duc de Poméranic ultérieure. — 61. Duc de Verden. — 68. Duc de Mecklenibourg^hwérin. — 63. Duc de Meckloml)ourg-Gustro\v. (Vi. Duc ilo Wurtemberg. — 05. Landgrave de Hesse-Cassel. — 60. Landgrave tle Hesï^e-Darmstadt. — 6". Margrave de Bade-Bade. — 68. Margrave de Bade-Durlach. — 69. Margrave de Bade- Hochberg. — 70. Duc de Holstein-Gluckstadt. — 71. Duc de Holstcin-Gotlorp.

— 72. Duc de Sftxe-Laut iibourp. — 73. Prince de Mirulen. 7». Duc lîc Savoie. — 75. Landgrave de Leuctitcnberg. — 76. Princes d'Auhalt. — 77. Gomtes-princiers de Henneberg. — 78. Prince de Schwérin. — 79. Prince de Cammin. — 80. Prince de Ratzebourg. — Si. Prince de Hersfeld. — 82. Comte-princier de Montbéliard. — Duc .rAit îiber^. - 84. Prince de Hotienzoilern. — 85. Prince de Lobkowilz. — SG. Prince de Siilm. — 87. Prince de Dietrichsteln. — 88. Prince de Nassau-Hadamar. — 89. Prince de Nassau- Dillenl»iuir>:. 90. Prince d'Auersperg. 91. Prince d'Ostfrise. - 92. Prince de Furslenberg. — 93. Prince <ie Sctiwarzenberg. — 94. Prince de Liechtenstein.

— 95. Prince de Tour-ct-Taxis. — 96. Prince de Schwarzbourg. — 97. Col-

LE CORPS GëRMâNIQLE A LÀ VBiLLS OE LA RÉVOLUTION. 293

que nous allons en donner fera mieux comprendre, je l'espère, qu'une simple énuniéralion la composition complexe de ce sénat im manirjue.

Le colli'ire éiecloral, placé sous le directoire de Mayence, ne comptait que huit membres, les trois électeurs ecclésiastiques de Mayence, Trêves et Cologne, et les cinq électeurs laïques de liohème, PalatiDal-Bavière, Saxe, Brandebourg et Bninswick-Lunebourg ou Hanovre. Il a été question plus haut des sept électeurs primitib et de leurs offices respectifs; la paix de Westphalîe (1648) avait créé un huitième électorat, avec la nouvelle dignité d'archilrésorier {archUhesaurarius, Erzschalzmeister)^ en faveur de la maison palatine, dépouillée du sien par ses cousins de Bavière dans le cours de la ^nicrre de Trente Ans; puis en IG1)2 l'empereur Lé()[)()Id l ' avait élevé au rant; d'électeur le duc de Lunebourpr-llanovre, qu'après de longues négociations le culli'ge électoral admit dans son sein en 1708; mais le nombre des électeurs, ainsi porté à neuf, était retombé à huit lorsque, à Textinctioa de la ligne bavaroise des Wiltelsbach, la ligne palatine lui succéda et réunit de nouveau en un seul les deux électorats de la maison (1777); en même temps lofiice d*architrésorier,

lège des comtes de Souabe. — 98. Collège des comtes de Wettéravie. — 99. Collège des comtes de Fraoconie.— 100. Collège des comtes de Westphalie.

G. Collège des ville» lièreê, a. Banc rhénan.

1. Cologne. — 2. Aix-la-Chapellc. *- 3. Lubeck. — 4. Worms. — S. Spire. —

6. Franoforl-sur-le-Mein. — 7. Goslar. - 8. Brcme. — 0. Hainliourg. — 10. Miitilliausen. — il. Nordhausen. — 12. Dorlmund. — 13. Friedberg. — 14. WeUiar.

b. Uaiic soualiC.

15. Ralihbonnc. — 16, Augsbourg. — 17. Nuremberg. — 18. Ulm. — 19. Bsslin* gen. — 20. Reotlingen. — 21. Noerdiingue. — 22. Rotheiiburg. — 23. Schwaebisch-Hall. — 2i. Rollwril. '2". roberlingen. — HiMllironn. — '27. Schwaebisch-Gmund. — 28. Meiniuingcti. — 29. Linduu. — JU. Dinkebbuhl. — SI. Biberach. — 32. RaTensburg. 33. Schwetnfurt. — 34. Kempten. — as. Windsheim. — 3ti. Kfiufbeuem. — 37. Weil. — 38. Wangen. — 39. Isoy.

— 40. PfulltMidorf. - 41. OlTenl)ourg. — 42. Leulkirchen. — 43, Wimpfcn. — 44. Weissenburg-im-Nordgau. — 45, Giengen. — 46. Gengcnbach. — 47. Zell.

— 48. Buchhom. — 49. Aalen. — 80. Buchau. — 51. Bopflngen.

qui depuis ilM était exercé concurremment par les deux

nouveaux éleclours, était demeuré sans partag'e à celui de Uanovre. Au point de vue religieux, les cinq premiers membres du collège électoral étaient calholi(jues ; les trois autres, Saxe, Brandebourg et Hanovre, étaient protestants, ou du moins réputés tels quant au vote, car les électeurs de Saxe avaient tenu à conserver leur prérogative de chefs du corps évangéliquOt malgré leur retour dans le giron de l'Église romaine.

En second lieu venait le collège des princes, beaucoup plus nombreux que le collège électoral; on y comptait en effet, en comprenant dans Taddltion les votes de Besançon

et de Savoie, qui reposaient depuis longtemps, quatre-vingtquatorze voix inriles ou individuelles et six voix l uriales ou collectives. Ses membres, parmi les(juels Salzbourg et Aulricbe, exen.aient alternativement le directoire, se divisaient en deux bancs, le banc ecclésiastique et le banc laïque, occupés Tun par les évêques, chefs d'ordre et prélats, l'autre par les ducs, princes et comtes, de telle sorte cependant qu*Aulriche et Bourgogne siégeassent, comme marque de préséance, avec les princes ecclésiastiques.

Le banc ecclésiastique avait trente-trois voix viriles et deux voix curiales : les premières appartenaient aux deux archevêques de Salzbourg et de Besançon, au grand maître teutonique et au grand prieur de Malte, aux vingt- trois évèques de liamberg, Wurzbourg, Worms, Eiclislaedt, Spire, Strasbourg, C^oiistance," Augsbourg, Ilildesbeim, Paderborn, Frisingue, Ralisbonne, Passau, Trente, Brixen, BAle, Liège, Osnabruck, Munster, Lubeck, Coire, Fulde et Corvey, aux trois abbés-princiers de Kempten, Prum et Stavelo, et aux trois prévôts-princiers d'Ellwangen, Bercbtolsgaden et Wissembourg; les deux dernières étaient exercées, au nom du banc de prélats souabe et du banc de prélats rhénan, par leurs directeurs respectifs. Ces trentecinq votes étaient presque tous catholiques, la paix de Westphalie ayant sécularisé à peu près tontes les principautés

ecclésiastiques de F Allemagne protestante; cependant sur

un banc transversal (Querbunk) parliculier s'asseyait l'évèquo évan^('li([U(' tlo Lubeck, et aussi celui d'Usnabruck lorsque ce siège, allernativement occupé par un calbolicjue et par un proleslanl, avait un adniiiiistraleur luthérien; quant au banc de prélats rhénan, il était réputé catholique, quoiqu'il comptât parmi ses membres les abbesses proleslanles de Quediinbourg, llerford, Gernrode et Gandersheim.

Les voix du banc iaique étaient au nombre de soixantecinq, dont soixante et une viriles et quatre curiales. Les soixante et une voix viriles se partageaient fort inégalement outre vingt-cinq maisons priocières, dont treize étaient appelées anciennes et douze nouvelleSj selon que la représentation en diëte de leurs territoires ou leur introduction personnelle ilans le collège étaient antérieures ou postérieures à l'année ir)82; parmi les maisons anciennes, Palalinal-Bavière et Bramlebourg avaient liuil voles, Brunswick sept, Saxe six, Mecklembourg quatre, liesse et Bade trois, Autriche, Wurtemberg et lloislein deux, Suède, Savoie et Anhalt un seul; des douze maisons nouvelles, d'Arenberg, HobenzoUern, Lobkowitz, Salm, Dietrickstein, Nassau, Auersperg, Furstenberg, Scbwarzenberg, Liechtenstein, Tour-et- Taxis et Schwarzbourg, celle de Nassau seule avait deux voix, tontes les autres un vote unique. L'accumulation des votes entre les mains de certaines dynasties princîères s'explique d'une part par le grand nombre de lignes régnantes qu elles comptaient lors de la répaitition primitive (les sufîrages. (h; raulro par l'acquisition qu elles avaient faite depuis lors de [»rincipautés laïques ou de principautés ecclésiastiques sécularisées; mais il en résultait celte singulière disproportion, que la maison impériale de Habsbourg, dont les vastes territoires d'empire couvraient dès le commencement du xvi* siècle deux cercles entiers, en était restée à ses deux voix d'Autriche et de Bourgogne, tandis que les électeurs de Brandebourg, de Hanovre et de Palatinat-Bavière disposaient chacun de six ou sept votes, sans

296 GÉOGRAPUiE UiSTOHlQUË DË L EUROPE CENTRALE.

même compter ceux qui revenaient aux autres branches de leurs maisons. Dans les quatre collèiros des comtes de Souabe, de Wetléravie, de Franconie et de Wesl[jhalie, auxquels appartenaient les quatre voix curiales, on remarquait des anomalies non moins singulières; car il y figurait d'une part un certain nombre de peraonalistes, et de l'autre, à raison de leurs territoires corotaux, des électeurs, des princes, des prélats et des libres«barons. Ajoutons que c*est parmi leurs membres qu*il faut chercher les aïeux des dynasties encore régnantes de Reuss, de Lippe et de Waldeck. Sous le rapport confessionnel, le banc laïque du collège des princes était en irrande majorité protestant : vingt-deux votes seulement étaient catholiques, à savoir les huit voix de Palalinal-Bavière, les deux voix d'Autriche, les voix uniques de Savoie, Arenberg, ilohenzoUeru, Lobkowitz, Saim, Dietrichstein, Auersperg, Furslcnberg, SchwarzeulxTir, Liechtenstein, Tour-et-Taxis, et la voix curiale du collège des comtes de Souabe; la voix du col-* lège des comtes de Westphalie était alternante; les quarantedeux autres votes étaient évangéliques.

Le troisième collège, enfin, celui des villes libres, ne jouait à la diète qu'un rôle subordonné, quoique, depuis la paix de Westphalie. il y eût voix délihérative et décisive, à l'égal des deux collèges supérieurs. Malgré les perles nombreuses qu'il avait subies, il comprenait encore cin(juante et une républiques municipales, placées sous le directoire de la ville diétalc de Hatisbonne et partagées entre deux bancs, le banc rhénan et le banc souabe, dont chacun votait à part. Les quatorze villes du banc rhénan étaient Cologne, Aix-la-Chapelle, Lubeck, Worms, Spire, Francfort-sur-le- Mein, Goslar, Brème, Haroboui^, Muhlhausen, Nordhausen, Dortmund, Friedbei^ et Wetzlar; parmi les trente-sept membres du banc souabe, les quatre premiers seulement, Ratisbonne, Augsbourg, Nuremberg et Ulm, avaient do l'importance; nous renvoyons à la note pour les noms des trente-trois autres. La confession religieuse prédominante

dans le troisième collège était le protestantisme; on vertu des stipulations de U)i8, qui avaient fixé coniine année normale, à cet é^^ard, l'an 162i, treize villes libres seulement comptaient comme catholiques, à savoir : Colog^ne, Aixla-Chapelle, Rottweil, Ueberlingen, Scliwaebisch-rimund, Weil, Wangen, Pfullendorf, Oiîenbourg, Oengenbach, Zeil, Buchhorn et Buchau; les cioq villes d'Augsbourg, Dinkelsbuhl, Bibemch, Ravensbarg^ et Kaufbeueni étaient réputées mixtes, les trente-trois autres évangéliques.

Telle était la diète de Tempire k la veille de la Révolution. Les faits parlent assez éloquemment, ce semble, par eux-mêmes, pour que nous puissions nous croire dispensés de condamner en termes précis cette gothiipie institution et de relever par le détail les vices do tout genre d'un mécanisme politique aussi arbitrairement composé que compliqué dans son jeu; un seul fait capital nous parait devoir être mis encore une fois particulièrement en lumière : c'est qu'à la diète, comme dans l'empire luimême, l'influence prépondérante appartenait aux princes, parmi les princes aux princes laïques, et, parmi ceux-ci, à un petit nombre de dynasties, presque toutes électorales.

La division géographique usuelle de Tempire en dix cer« des, Uiquelle cependant ne comprenait pas, comme nous l'avons dit plus haut, tout l'ensemble des territoires (jui en faisaient partie, pourrait donner lieu, à son tour, à de nombreuses observations. Nous nous en tientlrmis à ce «ju'il y a de plus essentiel ou de plus curieux, en rejetant en noie rinterrainable liste des membres des dix cercles, suivie de l'indication des principaux pays ou terres d empire qui, à dessein ou par oubli, n'y avaient pas été incorporés

I. Dans le tableau saivaot, qui donne la composition des dix cercles en 1789, les chifTres entre crochets renvoient au rang en diète; les noms propres entre pareoUièses aux maisons possessionnées.

A. Cerek tfe Baoiire.

a. Bauc ecclésiastique.

1. Archevêque de SalzbourgtlJ. » S. 3. 4. iivéques de Frisingue [lij, Ralis-

298 GbÛGRÀPUiË HlSTOiilijLE DE L'ëLAÛPë CENTRALE.

Les dix cercles de Bavière, Franconie, Basse-Saxe, Haot- Rhin, Souabe, Westphalie, Autriche, Bourgogne, Bas-Rhin et Haute-Saxe, étaient, avant tout, des circonscriptions topobonne [15J, Passai! Ii6j. — 5. Prcvôl de Bercliloisgaden [29J. — 6. 7. 8. Abbe de Saint'Emnemn et abbesses de Niederrounster el Obernanster, à Ratâ»bonne [35].

b. Ti&Ui- laïque.

'.1. Bavi.'n> 10. Ncubonrp f 12| (Palalinal). 1 1 . Snl/lvich (Palatinat).

- 12. Lcuchlenberg (73J (Bavière). — 13. Slcrnstein-sur-la-Naab (prince de Lobkovrits [85) ). — 44. Haag (Bavière). — 15. Ortenburg [98). — 16. SUufen-

p|jr»>nfrls (Palniinat . il. Oltnrsiilzl)iirp (Bavif-nL 18. Htilionwaldcck (Bavière). — l'J. Brcileneck (Bavière). — 20. Ville libre de Ralisl)onne [15J.

B. Cercle de Fnmeonie, a. Banc ccclMastiqae.

I. 2. 3. ÉTèques de Bamberg [4], Wunbourg [5], Biehstaedt [?]. — 4* Grand mallre teulonique, à Mergentheim [9].

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