‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 123 sur 415 · V. — STRUCTURE DES ROUTES ROMAINES i · texte numérisé non relu

V. — STRUCTURE DES ROUTES ROMAINES i

La surface d'une route romaine est toujours faite de matériaux très résistants ^ tantôt de larges dalles de pierre % tantôt d'un béton * de cailloux et de ciment aussi dur que la pierre même^ Avec ce béton, il n'est à craindre aucun interstice dans lequel puisse filtrer et séjourner l'eau, la grande destructrice des routes ^ Quant aux dalles, elles sont si parfaitement jointes, qu'on les dirait soudées l'une à l'autre '. Cela fait comme un

1. Outre \es remarques capitales de Bergier et des auteurs cités ou visés p. 81, n. 1, p. 112, n. 3 : Gautier, Traité de la construction des chemins, où il est parlé de ceux des Romains, 3° éd., 1755; de Matty de Latour, Voies romaines, système de construction et d'entretien, 1865, 7 vol. ms. à la Bibliotlièque de l'Institut (nombreux et intéressants relevés de coupes).

2. La distinction entre routes empierrées et routes pavées s'est continuée jusqu'à nos jours et demeure classique dans l'enseignement des Ponts et Chaussées (cf. les livres cités p. 112, n. 3). Les unes et les autres étaient des stralse (p. 104, n. 1).

3. Silex, lafAs; Dy.,'XLlII, 11,1; TibuUe, I, 7, 60; Tile-Live, XLI, 27; C. I. L., XII, 365 (aux environs de Riez sous Hadrien, vias silice sternendas). — Surtout dans le Midi (ici, n. 7) et d.ins la traversée des grandes villes (ici, n. 7, et p. 5i, n. 5) : mais le pavage doit avoir été l'exception en Gaule.

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