‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 143 sur 415 · CONSTRUCTIONS QUI BORDENT LA ROUTE · texte numérisé non relu

CONSTRUCTIONS QUI BORDENT LA ROUTE

beaucoup voulaient voyager vite, oii la sûreté de l'immense Etat dépendait de nouvelles promptes et de communications rapides, l'installation des relais dut être la première tâche des administrateurs delà Gaule; et peut-être, si les Anciens ont fait d'Agrippa le. fondateur de nos routes*, c'est, non point parce qu'il lésa tracées, mais parce qu'il les a jalonnées de services publics.

D'autres bâtiments servaient à la protection des voyageurs ou à la perception des droits de l'Etat et des communes : postes de gendarmerie, et je doute qu'il y en eût beaucoup-, bureaux de douane, d'octroi ou de péage, et peut-être y en eut-il davantage ^ Les pouvoirs publics, en ces temps-là ainsi qu'en tous les temps, songeaient plus à l'exercice de leur autorité qu'à la sécurité et au bien-être de leurs sujets.

Les constructions purement privées ne se montraient en nombre, comme de juste, que dans la traversée des agglomérations. Si les routes servaient de limite aux grands domaines \ le château et les fermes se bâtissaient à l'écart du chemin public, poudreux, bruyant et mal fréquenté. Seul, le mausolée du maître se dressait parfois en bordure sur la voie^

Celle-ci enfin, à la manière des villes, avait ses temples et ses chapelles". La religion marquait fortement les grands chemins à son empreinte inévitable : à chaque instant, la vie qui y circulait se teintait de dévotion \ Aux carrefours de toute espèce.

1 1 milles), second au passage du Giron (9 lieues, 13 à 14 milles), troisième à Bazas (même distance).

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