Cf. p. 79, n. 6, p. 78, 7a
6. Cf. p. 128, n. 3, 4 et 5, p. 139, n. 7. Autres stations dénommées d'après des lieux sacrés : Arbos Félix (Itin., p. 231), Fanum Minervx (p. 301), etc.
7. Cela se continuera sous les premiers temps chrétiens ; cf. p. 103, n. 2.
« étoiles » ou « fourches », « pattes d'oies », « cournaux » ou « croisées », on adorait, installées dans leurs niches, les déesses des routes conjuguées, Biviœ, Trioiœ, Quad7nvi3e : jidLre'iWcs à des confluents de rivières, les rencontres des chemins étaient devenues des lieux saints*. Lorsque la voie quittait le domaine d'une peuplade pour pénétrer chez le peuple voisin, on apercevait des autels ou des temples, on longeait des bois sacrés, on traversait des champs de foires ou de prières - : la frontière, elle aussi, avait ses pierres sacrées et son Génie ^ — Tous ces cultes de routes venaient du passé gaulois", mais Rome deur avait donné des figures et des noms nouveaux^; et on les retrouvera bien plus tard encore, autour de la croix que le Christianisme plantera à son tour à tous les angles des chemins.
Un dernier trait que la grande route possède en commun avec la ville, c'est que le prince y déploie partout son nom et ses titres. On voit ce nom ou celui de sa lignée sur les .arcs de triomphe qui en marquent l'origine à la sortie des cités''; on le voit même sur des mausolées funéraires, élevés à de riches défunts « pour le salut de l'empereur » '' ; on le
1. T. VI, cil. 1. De même aussi les ponts (cf. p. 74, n. 3-4), les gués (voyez l'expression de Augasloritum), les trajcctus.