‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 147 sur 415 · VIII. — TRAVAUX SUR VOIES FLUVIALES · texte numérisé non relu

VIII. — TRAVAUX SUR VOIES FLUVIALES

Comme les grandes routes de la Gaule se soudaient partout au réseau général de l'Empire, qu'elles étaient d'abord des organes de l'Etat romain, les princes y appliquèrent une attention continue; et depuis Domitius le proconsul jusqu'au dernier des Augustes, il n'est point de souverain qui n'ait voulu inscrire sur les pierres de ces chemins la gloire éternelle de son nom. Ils s'inquiétèrent beaucoup moins des voies fluviales : car elles s'adressaient surtout au commerce intérieur. Il en fut de ces « voies militaires » ainsi que de nos lignes de chemins de fer : l'Etat, absorbé par les gros avantages qu'il tirait du nouveau système de routes, s'intéressa médiocrement aux modestes services que rendaient au pays les vieux chemins naturels.

Mais le mal n'atteignit pas, ce qui est arrivé aujourd'hui, les proportions d'un désastre. L'initiative des villes, le bon sens des particuliers, l'activité des sociétés de transports fluviaux*, suppléèrent à l'indolence et à l'égoïsme de l'Etat. Sur nos fleuves, sur nos cours d'eaux navigables, le mouvement de la batellerie demeura très intense \ Les grands ports de rivières,

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