‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 164 sur 415 · LES ROUTES LES PLUS PASSAGERES · texte numérisé non relu

LES ROUTES LES PLUS PASSAGERES

sine de l'Océan, encore d'apparence à demi barbare : il faudra, pour la doter de gloire, de bruit et de poésie, les rois francs, les Sarrasins, Charlemagne, Roland et saint Jacques'.

Entre l'Italie enfin et cette même Espagne, la Gaule du Midi conservait son rôle millénaire, de servir de route aux héros "^ Il était bien rare qu'on préférât la traversée de la mer à l'antique et glorieux chemin qui de la Corniche menait à Narbonne et au Pertus; de Rome à Tarragone et à Cadix la route, le long du rivage gaulois, était si gaie, si facile, si pleine de richesses et de souvenirs ! les seuls ennuis qu'on y rencontrât étaient, comme au temps d'Hercule % le Mistral de la Crau et le passage du Rhône à Tarascon^.

C'était grâce à ces routes que notre pays servait de trait d'union entre le Nord et le Midi, le Centre et l'Occident du monde européen. Elles étaient les marches, aplanies et embellies, du seuil que la Gaule formait entre toutes les provinces de l'Empire occidental.

Au croisement des plus populaires de ces voies, surgissait toujours Lyon. Il n'était donc pas seulement la capitale des Gaules, mais le lieu de rencontre des hommes de nom latin; et c'est pour cela que tous les prétendants à l'Empire ont voulu, après Rome, tenir Lyon ^

et s.; ici, p. 94, n. 2, p. 84, n. 1) : cette route, qui conlinuait une route venant de Vérone, servait aux communications rapides entre le Danulie (soit par la voie d'Aquilée, soit par celle de Trente), la Gaule du Midi et l'Espagne.

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