Cf. t. IV, p
3. Tacite, Annales, XIV, 17. Ou dans les Ihéùlres, Suélone, Tib., 37. De là, probablement, la surveillance exercée par l'État sur ces sortes d'édifices (Z>iges<e, L, 10, 3).
4. Cf. à Paris en 360, Ammien,. XX, 9, 6-7; à Aulun en 350, Zosime, II, 42, 6-7.
5. 80Û0 kilogr.; Bazin, Nîmes gallo-romain, p. 102; ■< les pierres de 2 à 3 mètres cubes y sont communément employées » (Grangent, Descr., p. 65). Ici, p. 214 et s.
LE CHARROI. iriS
énormes bois de charpente, pour tenir les échafaudages*; masses de marbres bruts, destinées au débit sur chantier-; chargements de briques, de moellons, de chaux et de sable ^; bronzes pour la fonte des statues, saumons de plomb pour les conduites d'eau * : on comprend que pour supporter de tels poids, il ait fallu d'abord des routes dures et solides comme le rocher ^
Puis ce fut, pour ne jamais s'arrêter sous l'Empire, le passage des messageries du commerce : charrettes chargées de tonneaux ou d'amphores, de sacs de blé, de ballots de draps, de caisses de conserves, de céramique, de quincaillerie ou de droguerie, de paniers de fruits ou de légumes, voitures closes pleines d'objets précieux ^ un roulage incessant circulait sur le robuste pavé des routes romaines.
Pour beaucoup d'habitants de la Gaule, ce charroi était l'origine de leurs richesses ou de leurs plaisirs; par lui venait l'objet souhaité ou le bénéfice attendu. Les espérances que tant d'hommes ont mises autrefois dans le voilier parti vers les Indes occidentales, les Gaulois de l'époque romaine les mettaient sur les longues files de colliers qui s'acheminaient lentement vers leurs granges ou leurs magasins. Aussi, que de fois les marchands d'alors ont fait sculpter sur leurs tombeaux la charrette et son chargement, souvenir à demi symbolique de leur laborieuse fortune M
î. Voyez à Bordeaux le bas-relief dit des dendrophores (Esp., n" 1036).