Cf. a
156 LA CinCULATIOxN.
Au milieu de ces lourds convois couraient les voitures plus légères des voyageurs, le cabriolet ù deux roues pour les courses rapides S la vulgaire jardinière à capote de toile, inséparable du paysan aux jours de marchés^, la voiture de voyage ou de poslc à deux ^ ou à quatre roues ^ avec ses innombrables variétés d'attelage. Les Gaulois connaissaient d'ailleurs tous ces types de véhicules, ils n'apprirent rien des Romains en fait de carrosserie ^ Cela venait d'un très lointain passé '^ et ira jusqu'à nos jours.
Puis, c'étaient toutes les espèces de bêtes de course ou de somme, plus nombreuses qu'elles ne furent jamais : chevaux de courriers ^ voyageant en poste ou de soldats ménageant les étapes, mulets chargés de sacs tombant de l'échiné, ânes portant leurs deux paniers en équilibre. Ceux-ci, ânes et mulels, ne sont point toujours isolés : on les voit parfois groupés en longues files, qui s'allongent sur les sentiers des montagnes ^ Le charretier, le muletier sont, en temps ordinaire, les vrais maîtres de la route ^
Ajoutez enfin des transports d'objets extraordinaires ou formidables : les camions de victuailles destinées aux repas de Vitellius '" ; le service de table de l'empereur Galba"; les
1. Peut-être Esp., n"" 4043, 4044, 4083, 4137, 4297; id., VI, p. 431 (Igcl); etc. : toutes celles-ci, d'ordinnire à deux chevaux; ([uelques-unes. aux coITres paraissant en osier tressé, rappellent nos paniers. Ce sont des variétés de cisium (cf. n. 2 et 3). — La plupart de ces représentations doivent s'expliiiuer par une ailusiou à la vie du défunt, fermier ou petit propriétaire faisant ses courses.
2. Voyez les voitures de transport légères à deux roues et un cheval, n"' 4031, 4041, 4321, 2770 (celle-ci avec double capote); là aussi on trouve la forme du panier; cf. n. 1.
3. Autre variété de cisiam (cf. n. 1) : n° 4102, deux roues et quatre chevaux; cisio trijugi, a trois chevaux (Ausone, Ep., 8, G).
4. Petorrituin traîné par des mules rapides; Ausone, Ep., 8, 5: 14, 13-0. Cf. la redd des temps celtiques, t. IV, p. 234.
5. Sur l'écartement normal des roues, p. 109, n. 1. p. 54, n. 4.