Ici, n
9. Aucun renseignement précis pour la Gaule romaine; mais de nombreuses figurations de cordages, soit sur des navires, soit autour de ballots (Esp. n' 4131).
bourre pour les matelas, lesquels on exportait jusqu'à Rome'; besaces et sacs de tout genre-, toiles à lentes, bâches de voitures et de magasins ^ ce dont le commerce et le camionnage de ce temps eurent amplement besoin. Enfin, on en tissait à la main des cordages*, et j'imagine qu'aux abords de toutes les villes de la Gaule, grandes et petites, nous pouvons nous figurer déjà les corderies, allongées et bourdonnantes, sur les lices des remparts ou les accotements des routes '\
La teinturerie par les couleurs vcgétales avait été une des gloires industrielles de la Gaule indépendante. Je ne puis affirmer que la Gaule romaine ait longtemps conservé ce renom, et la formule des mystérieuses préparations qui le lui avaient procurée Les teintures à base animale, et en particulier la pourpre et ses nuances innombrables, firent concurrence aux anciens procédés", et de ceux-ci, à la fin, l'expérience finit par se perdre : une fois de plus, l'industrie de l'Occident dut céder le terrain aux pratiques orientales '.
Enfin, sous rinfiuencedes mœurs romaines et des marchands syriens, la Gaule ajouta bien des détails d'élégance à son vestiaire traditionnel. Elle aima les tuniques et les draps à