‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 282 sur 415 · l'eut-élro a Marseille, p. 49, n G · texte numérisé non relu

l'eut-élro a Marseille, p. 49, n G

0. T. Il, p. 272 et 3:;0. Le bleu de pastel, en tout cas, a été trop populaire en France dès le début du .Moyen .\,u:e, pour (|ue l'idée s'en soit absolument perdue : mais il est curieu.\ (jue nous n'en trouvions d'autre trace à l'époque romaine que la mcnlion du ijlastum de Gaule chez Pline (XXII, 2). lîeynier (p. 319)-rapiielle. à propos du paslel de la Gaule, la falsification de l'indigo indien à l'aide de celte plante (cf. Vitruve, Vil, 14, 2; Pline, X.\XV, 46).

7. Ptirpurarius à Narbonne, C. I. L., XII, 4597-8. A Toulon? p. 133, n. 2. Sous le Bas Empire, leinlureries d'État à Toulon et à Narbonne (Not., Occ, 11, 72-3).

8. Jii déjà dit (t. II, p. 300) que les Romains reprochaient au.x teintures gauloises de ne pas tenir à l'usage (Pline, XXII, 4. culpanl ablui usu), mais que je croyais plutôt que la recette des fixatifs s'était perdue. — Offector, teinturier, Xlll, 7.553.

franges' ■; elle connut toutes les variétés du ruban et de la passementerie - ; elle fonda des fabriques de velours ' et de broderies * ; on lui apprit à tisser des brocarts d'or et d'argent % on forma ses ateliers à ce genre de travail mièvre et minutieux qui ciselait ou dessinait une pièce de vêtement comme un bijou de métal. Rien de cela n'était pour lui déplaire : elle avait aimé les choses éclatantes"; et ce fut sans peine que Lyon sa capitale inaugura en Occident une maîtrise dans les tissus de luxe''.

Et cependant, il me semble que la Gaule a perdu, en matière de tissu et de vêtement, ce qui était autrefois son charme et son originalité. Toges, tuniques et manteaux, costume habituel de ses peuples, sont de teinte uniforme, blanche, grise, rousse ou brune. L'usage des habits aux couleurs voyantes ou aux étoffes bariolées, si fréquent dans les temps de l'indépendance ^ a disparu peu à peu devant la monotonie des habitudes classiques; il n'est guère que les chefs militaires ou les Barbares du Rhin qui se permettent sur leurs corps le luxe des couleurs franches et éclatantes, casaque écarlate ou tunique verte ^ Ce qui propage maintenant le renom de l'industrie drapière gauloise, ce sont ses manteaux à capuchon, aux tons roux et

1. Pour les tuniques, Esp., n" 2824, 2S33, etc.; pour les nappes ou couvertures de tables, n" .oloi; pour les serviettes ou mouchoirs, p. 244, n. 7, n° 512.3; écharpe trouvée à la nécropole de Martres-de-Veyre (Musée de Clermonl).

2. N. 1, 3-6. — Je ne sais rien au sujet de la dentelle; cf. p. 205.

3. C'est ainsi que j'interprète le negotialor arlis prossariœ (à Lyon, XIII, 2023; d'origine séquane), lequel est en tout cas un peigneur ou brosseur (cf. p. 243, n. .j, p. 242, n. 1) d'étoffes de luxe.

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