Morin-Jean, p
3. Ces fioles, recueillies surtout dans les tombes d'après Constantin, contenaient certainement du vid (cf. Courteault, Revue des Et. anc, 1911, p. 331-6), enfermé avant la soudure de l'objet. A moins de supposer que l'on ait importé de Syrie le récipient tout prêt, vin compris : et la délicatesse de ces sortes d'objets rend cette hypothèse bien peu plausible.
4. Remarquez d'ailleurs que l'usage funéraire des ampoules fusiformes a pu continuer en Gaule l'emploi similaire des pesons de fuseaux (p. 298, n. 3).
5. Cf. Morin-Jean, p. 148-251 : sourtlage dans des moules ornés, ce qui permit des verres ornés de bas-reliefs se présentant en ronde-bosse; verres décorés par dépression; par étirage et application à chaud de fils de verre (ornements vermiculaires et serpentiformes d'une variété infinie); vases avec barbotine de verre; cabochons de verre appliqués à chaud; vases ciselés; vases à gravures incisées; vases et coupes enfermés dans des résilles de verre taillées à jour (ce sont les célèbres calices dbitnli des textes; voyez ceux de Strasbourg et de Cologne, C /. L., XHI, 10025, 100, 200 et 247); etc.
G. Morin-Jean, p. 148 et s., p. 108. En ceci la concordance est absolue avec la céramique (ici, p. 280, n. 1).
7. C. I. L., XIII, 10025, 173 (trouvé à Cologne). Sans parler de représentations
294 LA FAHIUCATION.
compris celui des barillets et des ampoules, fut d'abord assez limité : il ne se développa quà partir du troisième siècle', dans le temps même oii déclinait la céramique à figures; et sans doute le déclin du potier et l'efTort de la verrerie s'expliquent l'un par l'autre-.
Fioles, barillets, verroterie de tout genre, c'est surtout dans les nécropoles que nous les découvrons, tandis que la céramique se révèle surtout dans les ruines des maisons. On dirait que les morts ont aimé cette f(jrme de vaisselle st de mobilier, destinée à leurs repas d'outre-tombe ou aux libations de leurs anniversaires ^ Eux-mêmes d'ailleurs, je veux dire leurs cendres, recherchaient pour dernier asile l'urne de verre''. Et je ne sais si l'on ne plaça pas en cette matière, élégante, fragile et durable, quelque attribut particulièrement cher à la mort et à ses Dieux Mânes.
Tous ces produits, de même que ceux de la céramique, ont été d'ordinaire faits en nombre, avec l'inévitable emploi du moule, qui infligea tant de mal à l'esprit d'invention ^ Mais les verriers, je le répète, réagissaient toujours plus que les potiers. Ils s'ingénièrent à produire des vases de luxe aux guirlandes délicatement
mythologiques, comme le combat d'Atalanle sur un bol de iîeims (Musée llaberl, càtal., n° 2281).
1. Peut-être les progrès des religions orientales (cf. t. IV, p. 482 et s., t. VI, cil. I) ont-ils une relation avec ceux de la verrerie indication de Morin-Jean, Dicl. des Ant., IX, p. 938); igi, n. 2. De même, ravènement des Syriens avec Septime Sévère (t. lY, p. 520, 532). Tout se tient en matière d'histoire et d'archéologie.
2. Je suis convaincu qu'on ne comprendra l'histoire de la poterie et celle de la verrerie qu'en les étudiant ensemble. — Les ligures des vases de verre et des récipients de terre cuite ont entre elles des analogies absolues : mêmes images de gladiateurs et de cochers, mêmes commémorations de souvenirs (cf. p. 289, n. 5), mêmes acclamations bachiques (XllI, 10(J25, 109-249). On remarquera seulement le' nombre relativement restreint de représentations mythologiques sur les vases, sans doute parce que la vogue de ces verres est postérieure à Commode et contemporaine du déclin de la mythologie classique (cf. n. 1).