‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 35 sur 415 · T. IV, p. 371-2 et · texte numérisé non relu

T. IV, p. 371-2 et

4. Je ne connais pas un seul bas-relief funéraire représentant une famille nombreuse.

5. En Narbonnaise, les noms de Secundas et dérivés apparaissent 300 fois, Tcrlius 133, Qmrlus 93, Quinlus 87, Sextus 49, ceux de Septimus, Oclavus, Nonus sont extrêmement rares (pour une cause qui m'échappe), Decimus 33 fois : la proportion descendante de ces chilTres montre que l'on peut recourir, comme argument, à ce genre de statistique, tout en reconnaissant les nombreuses objections qu'on peut lui adresser. D'où l'on peut conclure que, sur 300 familles, 163 se sont arrêtées à 2 enfants, 40 à 3, 8 à 4, 38 à 5, et 49 au delà de o. — Dans la maison d'Ausone (éd. Schenkl, p. xiv), le nombre des enfants est 3 (chez Ausone et chez son fils), 4 (chez son père, son beau-père, son grand-père maternel), 5 (chez son grand-père paternel), nombres qui sont visiblement supérieurs à ceux qu'indique l'épigraphie du Haut Empire. — En France, sur 550 familles ayant deux enfants ou plus, 218 en ont 2 seulement, 145 eu ont 3, 90 en ont 4, 52 en ont 5, 51 en ont 6 et au delà (Je Foville, p. 42). Et cela, avec des divergences de détail, ressemble dans l'ensemble à l'époque romaine.

6. Il faut bien qu'il en ait été ainsi, puisque des parents se font gloire d'être mater trium filiorum I.KII, 1920; cf. XIll, 1092; XII, 522), mater quatuor filiorum (XU, 4247), pa<er liberorum quinque IXU, 2523).

Il est vrai que ces tombes appartiennent surtout à l'uristocratie et aux classes moyennes* : on peut admettre que les petites gens étaient plus prolifiques. Parlons donc, tout compte fait, d'un progrès continu. Mais ne songeons pas, pour la Gaule romaine, à ces foules d'enfants qui ont doublé depuis trois quarts de siècle la population du monde germaniijue -.

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