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de fondations particulières, legs d'anciens magistrats, donations de candidats aux charges municipales, libéralités de citoyens généreux ^ L'institution fonctionnait à la manière de notre assistance publique.
Elle en était, pour une part, léquivalenl. Donner des jeux au peuple, paraissait alors l'une des deux façons de soulager sa misère. L'autre, c'était de lui distribuer des bons de pain. Le mot fameux du poète, paneni et circenses -, formule admirablement la nature de la bienfaisance antique.
De ces deux termes, le premier trouve moins son emploi dans les Gaules : si la plèbe des villes y a-reçu du pain, nous ne le savons pas encore, et ce ne fut sans doute qu'à de certaines occasions ^ Mais chaque cité a eu tout à la fois son théâtre et ses arènes, quelques-unes ont eu également leur cirque \ et il ne manquait même pas de théâtres dans les bourgades ou les lieux saints des pays ruraux. A Paris, le théâtre flanquait, du côté du couchant, les. pentes de la colline Sainte-Geneviève, et les arènes, au levant, s'adossaient à ce même coteau ^ Sortez de Paris par la route des Flandres : à trente milles, c'est l'amphithéâtre de Senlis, attenant au mamelon qui porte la petite
1. A Marseille, agon lobianus, plutôt nom de personne que nom de Jupiter (XII, 410, p. 812). A Die, inunus gladiatoriuin Villianum(S.H, 1583). XWenne, gyiiiincus agon ex cujusdain testainento (Pliae, Ep., IV, 22) : les représentations furent supprimées par un duumvir comme immorales; il y eut appel de sa décision devant Trajan, et le conseil du prince lui donna raison. A Arles, ludi alhlctaruni aiit circenses fondés par Gamars (XII, 670). A Lyon, don de circ:nses par un prèlre municipal à l'occasion de sa nomination (XIII, 1921). Etc.