‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 54 sur 415 · T. IV, p. 73, n · texte numérisé non relu

T. IV, p. 73, n

OU à tous les hommes de la cité'. Mais il y en eut assez peu de ce genre. Presque toujours la ville romaine eut ses racines dans le passé gaulois. Pour le plus grand nombre de ces capitales, on utilisa une vieille bourgade antérieure, que l'on accrut démesurément de constructions et d'habitants nouveaux : ce fut le cas de Lyon et de la plupart des colonies-. Ailleurs enfin, on se décida à déplacer l'assiette, et à dresser en un autre lieu des rues et des maisons neuves pour les mômes groupes d'hommes ; c'est ainsi qu'on fonda Autun pour les gens de Bibracte et Glermont pour ceux de Gergovie^

A côté de ces fondations officielles, prévues et préparées, d'autres villes nouvelles sourdaient sur le sol gaulois, sous l'action d'usages jusque-là inconnus.

Les plus originales, peut-être les plus étrangères à la tradition*, furent les villes d'eaux ou de malades. Elles apparurent presque subitement, partout où la nature avait placé des fontaines chaudes ou minérales". Pour peu que ces fontaines fussent situées en un lieu propice, près de bonnes terres, de grandes roules, de carrefours populeux, c'était, pour la bourgade naissant auprès d'elles, une prospérité et une gloire rapides ^ — C'est ce qui arriva à Dax dans les Landes, dont la merveilleuse destinée fut un thème pour la poésie grecque. Simple hameau de bûcherons, on vantait pourtant l'excellence de ses eaux chaudes. L'empereur Auguste, toujours souffrant ou perclus,

1. Encore est-il possible, à Trêves par exemple, qu'il y ait eu simplement, comme cela s'est passé de Bibracte à Autun et ailleurs (n. 3), transfert d'un oppidum central. Sur Fréjus, t. IV, p. 33.

2. Pour Lyon, t. IV, p. 46; pour Narbonne et autres, t. IV, p. 33, 70-8.

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