‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 11 sur 473 · Senatus populusque Romanus; Paneg., IX, 19; X · texte numérisé non relu

Senatus populusque Romanus; Paneg., IX, 19; X

9. Sur le prestige verbal ou cérémonial du consulat, voyez surtout le Panégyrique du second Mamertin (XI, sous Julien en 362), et celui d'Ausone (sous Gration .-n 379; cf. t. VII, p. 277, n. 0).

humain de « Ville Eternelle », tête et reine du monde l? Tout cela,' et bien d'autres mots et bien d'autres titres, était la défroque verbale d'une époque disparue, dont se paraient les harangues des rhéteurs impériaux aux jours des grandes cérémonies. L'Empire romain n'était plus que la chose d'un Auguste et des gens qui gouvernaient en son nom.

Quiconque exerce dans l'Empire une autorité supérieure, est tenu d'avoir toujours près de soi, dans les salles publiques et aux heures d'audience oflicielle, le portrait de l'Auguste régnant2 : les « saintes images » 3, comme on disait alors, sont les emblèmes de la délégation impériale; elles marquent que l'empereur est là, qu'il juge, gouverne et commande par le reflet de sa personne sacrée4. On les voit à Bordeaux, à Reims, à Rouen ou à Narbonne, auprès des gouverneurs de provinces5; à Arles ou à Vienne, auprès du vicaire du préfet6; et à Trêves, la résidence capitale, chez tous les chefs des ministères d'Etat ou des services de la Cour7. La Gaule, dans les dernières années

1. Paneg., II, 1 ; X, 6; Ammiea, XIV, 6, 3 (victuradum erunt homines Borna); XVI. 10, 13 (Romam imperii virtutumque omnium larem); autres épithètes, t. VII, p. 58, n. 4, p. 50, n. 9; etc.

2. Pour ce qui suit, voyez le commentaire de Godefroy, avec nombreux textes; C. Th., II, p. 635-638, V, p. 391-393, Rilter.

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