X. — DE LA BATAILLE ET DE L'ARMEMENT
Disloquée en cent garnisons, ne vivant en armée que trois mois sur douze, cette force militaire est mal outillée pour les longues guerres et les luttes réfléchies. Les éléments individuels, soldat franc ou paysan gaulois, conservent chacun sa valeur supérieure : l'ensemble manque de cohésion, l'esprit et la volonté n'y circulent point.
Il y eut sans doute de fort belles marches, du Rhin au Tibre ou au Danube, mais ce fut sur des routes connues et toutes prêtes ;; il y eut de terribles batailles B, comme celle de Mursa, l'une des plus sanglantes de l'histoire de l'ancien monde0, mais ce furent batailles de guerres civiles, et qui se ramenèrent à un effroyable